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Le pacte pour l’emploi et l’innovation : un signe fort de la volonté politique d’Amiens-Métropole

24 novembre 2014
A l’unanimité, les élus d’Amiens Métropole ont adopté, jeudi 20 novembre 2014, le Pacte pour l’emploi et l’innovation. C’est la feuille de route qui remet Amiens sur le chemin de la création d’emplois.

Tout un symbole. Alain Gest, président d'Amiens Métropole, a invité les élus métropolitains à lever la main pour approuver le Pacte pour l'emploi et l'innovation, présenté jeudi 20 novembre au conseil d'Amiens Métropole. Pas une voix n'a manqué. « C'est le signe fort de notre volontarisme politique pour sortir Amiens de son marasme économique. Avec nos partenaires, la Région, Le Département, l'université, la chambre de commerce, la caisse des dépôts, nous nous engageons sur le chemin de la relance économique avec la volonté d'aboutir.»

Comme marqueur de cet engagement, Alain Gest annonce l'objectif d'un taux de chômage sur le bassin amiénois égal à la moyenne nationale, soit 10,5 % de la population active, contre 13 % aujourd'hui. René Anger (PS) s'est surtout fait le porte-parole de la Région en saluant cette volonté dont on aura compris qu'elle est partagée par le Conseil régional de Picardie.

Ce pacte pour l'emploi et l'innovation a germé pendant la campagne des municipales en mars 2014. Aujourd'hui, il est devenu le fil conducteur de la politique économique de la Métropole.

 

Un pacte, trois axes

Ce pacte (un document de 67 pages) se décline en trois axes :

  • Raviver l'esprit d'entreprise par, d'une part, sensibiliser les lycéens et les étudiants, et d'autre part, accompagner les créateurs d'entreprise.
    En partenariat avec l'éduction nationale, 400 lycéens vont bénéficier d'un programme « Entreprendre pour apprendre ».
    Dans l'enseignement supérieur, ce sont 500 étudiants qui suivront les cours du programme Pépite Amiens (Pôle étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat).
    L'accompagnement des créateurs d'entreprise s'adresse à l'ensemble des porteurs de projets, de la conception du projet à l'étude de marché jusqu'au développement commercial. Le Pacte préconise une coordination des structures et outils existants pour évoluer vers un guichet unique.
  • Développer la compétitivité des entreprises en faisant émerger des filières (clusters).
    Un cluster est une concentration géographique d'entreprises, de centres de recherche et d'organisme de formation sur une même activité. 
    Le Pacte en retient trois
    : l'autonomie énergétique autour du Laboratoire de Réactivité et Chimie des Solides (LRCS de l'UPJV), la santé autour de Faire Face du Pr. Devauchelle, et les usages numériques autour de l'Ecole supérieure de design et du laboratoire M.I.S ( Modélisation, Information et Systèmes). Auxquels s'ajoute le projet pilote transversal Service Lab ; Amiens ayant été sélectionné par le ministère de l'Economie avec Marseille, Nancy, Rouen.
    L'objectif est de fédérer les différents acteurs : chercheurs, entreprises, formateurs, de favoriser la création de start up et de promouvoir le territoire afin d'attirer des entreprises.
  • Renforcer l'attractivité d'Amiens, en structurant une offre territoriale et en préparant des plans d'actions.
    Cette politique passe par une évolution des ZAC existantes vers des zones technopolitaines (le numérique à la ZAC Gare-la-Vallée, la santé sur la ZAC Intercampus, l'autonomie énergétique sur la ZAC de Renancourt). Elle s'accompagne par une charte des parcs industriels avec la recherche de la performance énergétique et la mobilité et d'une charte de l'urbanisme commercial et hôtelier pour une gestion prévisionnelle et concertée des implantations.
    Le quartier de la gare est appelé à devenir un moteur de développement économique tout en anticipant l'arrivée du TGV prévue en 2020.
    Quant à l'attractivité touristique, elle va se décliner sur une stratégie de l'offre avec du marketing numérique et des produits sur-mesure. En exemple, l'Institut virtuel du monde gothique doit devenir une vitrine du savoir-faire amiénois.

 

Les moyens

Bien entendu, comme l'ont souligné les intervenants lors du conseil d'Amiens-Métropole, cette politique ne peut réussir que grâce à la mobilisation des moyens. D'ores et déjà, le budget 2015 s'engage sur cette voie prioritaire pour Amiens Métropole. Reste la nécessité de rechercher des cofinancements publics et privés. D'ici juin 2015, les premières conventions de partenariats se concrétiseront avec le Conseil régional de Picardie, l'université Picardie Jules-Verne, la CCI, et la caisse des dépôts. Parallèlement, les trois clusters seront lancés avec la structuration des outils d'appui et l'élaboration du plan marketing territorial.
Dans les années 90, Amiens a lancé le pari des centres d'appel avec à la clé la création de 3 500 emplois en 10 ans. Aujourd'hui, c'est la même volonté politique qui anime les élus de la Métropole.

 

Rapport d'étape

En 2017, Alain Gest s'est engagé à dresser un rapport d'étape. Les objectifs sont clairs, les moyens suivent et la mobilisation s'active. Trois gages de succès.