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Les premières assises du transport d’Amiens Métropole

05 février 2015
Sur le thème « Le réseau de transports urbain d’Amiens Métropole », les premières assises du transport se tiennent samedi 7 février 2015, à l'Espace Dewailly, à Amiens.

Les assises du transport : dialoguer pour mieux rouler

Pascal Rifflart, vice-président d'Amiens Métropole, et Caroline Bohain, conseillère métropolitaine déléguée, lancent les premières assises du transport urbain le 7 février. L'idée : mettre autour de la table tous les acteurs du transport pour améliorer le service.

Avec la refonte du réseau en septembre 2014, puis l'amélioration de la desserte du CHU Amiens Picardie le 5 janvier dernier, la volonté politique du changement s'est illustrée dans le domaine des transports. Elle répondait à l’urgence exprimée lors de la campagne électorale des municipales.
Pour autant la demande des usagers de toujours « plus » pour un service de qualité ne ralentit pas.
Des aspirations légitimes auxquels les élus doivent répondre tout en appréhendant les contraintes budgétaires ou techniques.

Fort de ce constat, Pascal Rifflart et Caroline Bohain lancent les premières assises des transports urbains sur le thème fort du réseau de transport urbain d'Amiens Métropole.

Trois ateliers

Autour de trois ateliers (réseaux, dessertes et correspondances ; qualité, signalétique, ponctualité et accessibilité ; tarification et fraude), Pascal Rifflart a invité à débattre les représentants du monde associatif, professionnels du transport, représentants des usagers, comités de quartier, maires de communes. A la posture des uns des autres sur les sujets, Pascal Rifflart privilégie le dialogue : « C'est en comprenant mieux les aspirations, mais aussi les contraintes de chacun que nous pourrons améliorer le service, et en premier lieu, le réseau».

Atelier 1 : le réseau au travers des dessertes et des correspondances

Horaires, fréquences, correspondances, dessertes, la qualité du réseau se juge à l’aune de ces différents points. Pascal Rifflart attend beaucoup de ces assises pour, si non connaître, mais partager avec tous les participants les remontées du terrain. Fort de ces éléments, Amiens Métropole demande à son délégataire Keolis de mettre en œuvre les améliorations en termes de faisabilité. Ainsi la desserte du CHU Amiens Picardie par le prolongement de cinq lignes, volonté politique commune de Brigitte Fouré, maire d’Amiens, et Alain Gest, président d’Amiens Métropole, génère un surcoût de 220 000€ à l’année, facturé par Keolis à la collectivité. Quelles seront les futures priorités ? A cet atelier de les dresser.

Atelier 2 : qualité, signalétique, accessibilité

Cet atelier s'intéresse à la qualité de service reconnue ou non à travers la propreté, le confort de conduite des chauffeurs ou encore l'accessibilité des bus, mais aussi la pertinence des informations. Un abribus coûte 10 000 euros, l'aménagement d'un quai aux normes européennes s'élève à 15 000 euros. Ce sont des éléments à prendre en compte dans le choix des investissements pour atteindre la qualité de service optimum.


Atelier 3 : tarification et fraude

Le coût de fonctionnement des transports urbains pour Amiens Métropole s'élève à 32 millions d'euros (25,5 millions d’euros de part forfaitaire et 6,5 millions d’euros de recettes commerciales). Le budget est équilibré par le versement transport de 35 millions d’euros, payé par les entreprises de plus de neuf salariés (1,8 % du CA).

C'est avec la part forfaitaire que la collectivité joue sur la tarification, en accordant par exemple la gratuité pour les retraités non assujettis à l'impôt sur le revenu ou les bénéficiaires du RSA, même si le nombre de voyages reste limité. La tarification actuelle est-elle adaptée à la qualité du réseau ? C'est l'une des questions que peuvent se poser les participants à cet atelier.

Quant à la fraude, elle reste un sujet relativement discret. Or l'enjeu est de taille. On estime entre 8 et 9 % le taux de fraude sur les quelque 13 millions de voyageurs empruntant les lignes d'Ametis. Cette fraude se manifeste par l'absence de ticket de transport, le dépassement horaire de validité, ou encore l'oubli de compostage. En décembre 2014, sur 1,150 million de voyageurs, les 22 vérificateurs de titres ont effectué 37 514 contrôles révélant 750 fraudeurs. L'amende pour défaut de titre de transport (1,20 €) se monte à 49,50 €. Face à cette fraude, les contrôleurs proposent l'achat d'un abonnement. Comment lutter plus efficacement contre la fraude ? C'est l'un des enjeux de cet atelier.

Restitution au printemps

Les propositions et réflexions issues de ces assises seront restituées au printemps lors de la Semaine du développement durable pour une entrée en vigueur des modifications du réseau en septembre 2015.

Pratique

Premières assises du transport urbain d'Amiens Métropole sur le thème « Le réseau de Transports Urbain d’Amiens Métropole », samedi 7 février 2015, à partir de 8h30, salle Jean-Cavaillès à l'Espace Dewailly, à Amiens.

Réservé aux représentants du monde associatif, professionnels du transport, représentants des usagers, comités de quartier, maires de communes.

Ouverture des travaux à 9h15.

Après restitution des ateliers et discours de clôture, Pascal Rifflart tiendra un point presse sur toute l’actualité des transports urbains à Amiens à 13h.