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Trésor d'archives : document du mois de décembre 2015

09 décembre 2015
La 271e batterie d’Amiens sous la neige
10Z2431
10Z2431

Durant les années 1939 – 1940, l’armée de l’air allemande, la Lufftwaffe, met au point des engins dont la principale mission est de bombarder les points stratégiques (positions d’artillerie, voies ferrées, pont, etc.)
Afin de se défendre de ces attaques aériennes, les moyens de la DCA (Défense contre Aéronefs), créée dès la première Guerre Mondiale, sont déployés. Elle comprend des mesures de sécurité générale, de défense active et de défense passive. Les deux premières sont confiées exclusivement aux armées, alors que les mesures de défense passive requièrent la participation de tous en cas de conflit.
Cette meule de paille est en fait un camouflage permettant de dissimuler un canon de 75 positionné sur une plateforme et des cuves bétonnées.
Ce type de poste d’artillerie correspond aux moyens terrestres qui constituent la défense active, et auxquels se rajoutent également les moyens aériens (avions de chasse armés de canons et de mitrailleuses).
Les mesures de défense active ayant pour mission essentielle d’empêcher les aéronefs ennemis d’atteindre leurs objectifs, soit en les détruisant, soit en les détournant de leur route.
Chaque batterie de DCA est composée de guetteurs et de canons. Entre 1939 et 1945, Amiens en compte trois, chacune positionnée à proximité de la ville pour la protéger :
- La 270e batterie : en position à la Citadelle sur le rempart nord-ouest ;
- La 271e batterie : placée au sud de la ville, à peu de distance de la route de Saint-Fuscien près du carrefour de la Croix-rompue (celle qui est représentée sur la photographie) ;
- La 272e batterie : placée au nord de Camon, à proximité de la route de Corbie

Ce type de camouflage voit le jour lors de la première Guerre Mondiale avec l'intervention d'artistes réputés s'inspirant du cubisme et travaillant dans de véritables ateliers secrets, les ateliers de camouflage. La meule de paille n'était néanmoins utilisée qu'en tant que poste observatoire. Les volets rabattables du toit conique permettent ici de laisser passer le fût du canon tout en le dirigeant vers le ciel. Le léger manteau de neige poudreuse donne encore plus l'illusion d'une véritable meule.