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Rue de la Dignité

L’émission « La rue des Alloc » sur les habitants du quartier St Leu a suscité colère et émotion. Pour certains, c’était l’image d’Amiens qui les préoccupait. Pour les élus communistes, c’est avant tout la réalité de cette misère et le regard porté sur ses habitants les plus en difficulté.

En France, plus de 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ce n’est donc pas un gros mot de parler de pauvreté, mais il y a la manière de faire. En caricaturant, en stigmatisant les plus fragiles, ce genre de télévision fait la part belle aux préjugés.

Ce sont les mêmes grands groupes financiers et économiques qui licencient à tout va, qui sont capables via les médias qu’ils possèdent, de faire de l’argent sur le dos de la misère qu’ils créent !...

De ceux-là, on se garde bien de parler. Les politiques nationales successives n’ont pas réussi à endiguer ce fléau, les cadeaux faits au grand patronat n’ont rien réglé concernant l’emploi.

La dernière enquête du Secours Populaire montre combien les inégalités se creusent et que faute d’argent, les plus pauvres sacrifient leur santé.
La rentrée scolaire, malgré la prime, a été un véritable casse-tête pour beaucoup. Une longue liste de dépenses à leur charge contredit le principe de gratuité : fournitures, activités facultatives, cantine, coopérative, voyages scolaires, transports, auxquels s’ajoutent les activités périscolaires que des collectivités ont choisi de rendre payantes comme la municipalité de droite d’Amiens.

Les Amiénois ne sont pas épargnés : le CCAS n’a jamais été autant sollicité notamment par les jeunes. Cela s’aggrave avec le département qui, s’abritant derrière le désengagement de l’Etat, supprime ses actions sociales.

Amiens doit faire beaucoup plus. Les élus communistes exigent la mise en place d’un plan ambitieux de lutte contre la pauvreté, en particulier en direction des jeunes.

Pascaline ANNOOT
Jacques LESSARD

16 septembre 2016