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Temps d’activités périscolaires : mêmes droits pour tous !

Le nouveau gouvernement laisse le choix aux communes de revenir ou non à la semaine des 4 jours : il favorise une inégalité de fait entre les territoires.
Si les bienfaits de la semaine de 4 jours et demi sont encore discutés, de nombreux travaux, comme ceux de l’Académie de Médecine en 2010, ont démontré l'inefficacité de l'ancien système mis en place par N.Sarkozy. L'étalement des journées et la concentration des savoirs fondamentaux le matin, au moment où les enfants sont le plus éveillés, vont dans le sens des dernières recherches scientifiques.
Le problème est politique. Tout en dégageant du temps pour des activités périscolaires, le gouvernement Hollande choisissait de faire assumer le coût de ces activités aux collectivités territoriales. C'est ici que la loi pour la Refondation de l’École de la République devient problématique : aux 10 milliards de baisse des dotations sur le précédent mandat, s’ajoutent la nouvelle baisse de 10 milliards annoncée par le président Macron et la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, recette essentielle pour les communes. L’annonce de la suppression de l’aide de l’Etat aux collectivités pour la poursuite des TAP enfonce le clou.
Des collectivités se cacheront derrière ce possible retour aux quatre jours pour justifier la fin de ces activités périscolaires. Amiens n’a pas encore tranché mais devra prendre en compte l’intérêt des enfants.
Entre les villes qui auront les moyens et celles qui ne les auront pas : pas d’égalité entre les territoires. Les crédits consacrés aux fonds sociaux dans l’Education Nationale ont été divisés par 2,3 entre 2001 et 2012 : c'est dans tous les domaines qu'il faut renforcer l'investissement dans l'éducation. Notre groupe défendra fermement cette position.

30 juin 2017