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Vendredi 5 février 2010
Les Vœux du Conseil d’Amiens Métropole du 4 février 2010 adoptés à l'unanimité
Le voeu présenté par Marion Lepresle, Adjointe au maire à l'enfance, l'éducation et à la restauration scolaire de la ville d'Amiens au nom des maires des communes de la métropole amiénoise, ainsi que le voeu présenté par Thierry Bonte, vice président d'Amiens Metropole au plan de déplacement urbain, aux transports collectifs et alternatifs et aux relations internationales ont été votés à l'unanimité lors de la séance du conseil d'Amiens Métropole de ce jeudi 4 février
DES PROPOSITIONS DE CARTE SCOLAIRE INACCEPTABLES
A Amiens, il prévoyait jusqu’au mardi 2 février, jour du CTPD, onze fermetures de classes pour seulement quatre ouvertures, ainsi que la suppression de cinq postes de maîtres spécialisés dans les réseaux d’aide aux enfants en grande difficulté (RASED). Il envisageait également la diminution de décharges de directions, notamment en Réseau Ambition Réussite (Etouvie et Nord), mais aussi huit directions uniques (même lorsqu’il n’y a pas de départ en retraite) et enfin, la suppression d’un poste et demi de maîtres surnuméraires. Dans le reste de la Métropole, huit fermetures de classes étaient prévues (une à Bertangles, Camon, Sains-en Amiénois, Saint Fuscien, Saleux, et trois à Longueau) tout en n’envisageant que deux ouvertures (Boves et Rivery) Au total, le solde de suppressions de postes dans la Métropole serait supérieur à vingt ce qui est énorme et inacceptable ! Grâce à la forte mobilisation des parents, des enseignants et des élus, quelques avancées ont été obtenues au CTPD. Les classes des écoles de Bertangles, Paul-Baroux à Longueau et Brassens-Les Saules à Amiens seraient sauvées. Par ailleurs, Monsieur l’Inspecteur d’Académie aurait décidé d’abandonner l’idée des huit directions uniques mais proposerait en échange de diminuer les décharges de direction en zone d’éducation prioritaire, ce qui reste inacceptable! Ces mesures sont bien évidemment liées à la politique régressive du gouvernement en matière d’éducation notamment, à sa volonté de réduire massivement le nombre d’emplois dans la fonction publique, à sa volonté de « sédentariser » les maîtres spécialisés des RASED, à sa volonté d’évincer les enfants de deux ans des écoles, à sa réforme de la formation des maîtres qui a fait disparaître 9 182 emplois de stagiaires qui exerçaient à quart temps devant les élèves, soit près de 2 300 équivalents temps plein en moins pour l’éducation des jeunes enfants. C’est le résultat de cette politique qui se répercute localement. Néanmoins, les propositions de Monsieur l’Inspecteur d’Académie sont inacceptables en l’état. Les suppressions de postes fragiliseront davantage les enfants en grande difficulté scolaire et rendront très difficiles les conditions de travail des enseignants. C’est pourquoi, Le Conseil d’Amiens Métropole réuni le 4 février 2010 s’oppose aux propositions de suppressions de postes dans la Métropole amiénoise et demande à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de revenir sur ses intentions. Le Conseil d’Amiens Métropole soutient les parents et les enseignants qui se mobilisent contre les fermetures annoncées. Vœu de protestation contre la suppression par la SNCF de dessertes ferroviaires entre Paris et Amiens.
Depuis le 14 décembre, ces difficultés sont encore accrues par l’abandon de plusieurs lignes Corail Intercités sur l’axe Paris/Amiens/Paris. En effet, dans le sens Amiens-Paris, le train de 10h12 est supprimé et aucune offre n’existe désormais entre 9h13 et 11h05. Par ailleurs, dans le sens Paris/Amiens, la desserte assurée auparavant par le train Corail Intercités 848 587 de 21h07 est transformée en offre TER et met désormais une demi-heure de plus pour parvenir jusqu’à Amiens. Nous saluons les efforts conséquents déployés par le Conseil Régional de Picardie pour développer en quantité et qualité une offre TER sur l’ensemble du territoire. Nous en voulons pour preuve l’augmentation de 40 à 50% de l’offre ferroviaire avec la mise en place du cadencement sur les lignes Abbeville/Amiens et Compiègne/Amiens. Ces aménagements permettent d’assurer un maillage équitable du territoire et d’intensifier les liaisons entre les zones urbaines génératrices de flux. En conséquence, nous avons d’ailleurs aménagé certaines de nos lignes urbaines pour mettre en concordance les horaires des nouvelles dessertes TER et les bus de la métropole amiénoise. Dans le même temps, la SNCF abandonne progressivement ses lignes régulières desservies par les Corail Intercités avec pour effet la dégradation nette des conditions de déplacement des habitants de l’agglomération. Il faut ajouter à cela la décision de rendre payant le stationnement sur le parking attenant à la gare de Longueau, ce qui va encore peser sur le budget des salariés utilisant quotidiennement le train pour aller travailler à Paris. La SNCF semble donc s’inscrire dans une logique de suppression progressive des lignes directes Intercités motivée, semble-t-il, par la volonté de réaliser des économies d’échelle. La Société Nationale des Chemins de Fer ne conserve que les trajets Amiens/Paris/Amiens les plus rentables, renvoyant au Conseil Régional, la responsabilité de prendre en charge les trains qui le sont le moins. Par la SNCF, c’est l’Etat qui parle et manifeste clairement sa volonté de renoncer au maintien du service public sur l’ensemble du territoire. C’est totalement inacceptable. Les élus que nous sommes ne sauraient admettre que la position d’Amiens, en tant que capitale régionale, soit sérieusement affaiblie par la suppression de certaines dessertes ferroviaires qui éloignent Amiens de Paris au lieu de l’en rapprocher. C’est d’autant plus inacceptable que notre collectivité a fortement contribué, aux côtés des autres collectivités partenaires, à investir dans la rénovation des équipements de la SNCF. A hauteur de 2 474 562 euros au titre du fonds de concours ferroviaire entre 2000 et 2006 ; à hauteur de 3 450 000 euros pour la rénovation des quais et le réaménagement de la gare sur un total de 18 millions d’euros ; à hauteur de 4 000 000 d’euros inscrits dans le cadre des ateliers TER de Longueau. Il faut y ajouter les 30 millions investis dans le réaménagement de la Place de la Gare. C’est être bien mal récompensés de nos efforts que de constater à quel point aujourd’hui la SNCF maltraite notre territoire et ses habitants. Solidaires des nombreux usagers qui expriment régulièrement leur colère devant cet injuste état de fait, nous tenons à faire savoir notre plus vif mécontentement de voir la capitale régionale ainsi déconsidérée et reléguée quasiment au rang de sous préfecture, et les habitants de notre agglomération victimes d’une flagrante inégalité dans l’accès aux transports publics. Nous demandons, en conséquence, à la SNCF de revenir sur ses décisions et, au minimum, de rétablir, dans des conditions identiques, les dessertes qui existaient en 2009 entre Paris et Amiens.
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