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Vendredi 19 juin 2009
Festival des Arts de la Rue d’Amiens Du 19 au 21 juin 2009
Une fête dans la Ville, c’est un temps de l’inattendu, un temps de l’insolite, du merveilleux, du décalé. C’est la construction d’une part de rêve...
Samedi 20 juin, 23h15 évènement spectacle aérien :
Aujourd’hui à Amiens, il se passe quelque chose d’Ouest en Est. Le tissu urbain bouge et se trouve porté par une réflexion urbanistique nouvelle qui doit définir ce que sera la ville du côté d’Etouvie / St-Maurice et du côté Gare / ex-Sernam. Il y a du mouvement... Et comme dans le quartier St-Leu il y a 30 ans, ou au moment de la piétonisation du centre ville il y a 20 ans, les artistes de rue ont, par leurs interventions, créés des signes qui ont participé de l’imaginaire des nouveaux aménagements et de l’appropriation des espaces urbains par la population. Cette animation festive pose donc un regard sur des zones en pleine gestation et qui vont produire dans les prochaines années une autre façon de vivre la ville et ainsi de transformer la vie des habitants. v Cette année, le geste artistique qui sera conduit par la Cie L’Acte Théatral avec les habitants sur le quartier St-Maurice le 18 juin prochain se fera en lien avec la facétieuse Miss O’Range. Le quartier accroché au quai de la Passerelle sera pour le marin Tablantec l’occasion d’un voyage au-delà de la rivière Somme. L’ensemble sera rythmé par les tambours de Transe Express. Toute cette action suit les résidences, déjà engagées en 2007, avec le Théâtre de l’Unité sur la Tour Bleue du quartier Etouvie ou avec les créations de KompleXKapharnaüM et de Métalovoice sur le site de l’usine Cosserat. Celles-ci viennent souligner les contours de l’histoire des anciens espaces industriels et l’urgence humaine qu’il y a à faire lien entre les quartiers Montière-Etouvie et le cœur de la ville, si proches. La transformation de la ville dans ces aspects structurels ; places, rues, gare... pose une question, celle du regard sur les nouvelles formes architecturales imposées. Nous ferons ainsi de la Tour Perret le point culminant de la ville où les Anges de Pierrot Bidon viendront, tels des trapézistes, se lancer dans le grand filet de la verrière de la gare. Voilà un beau sujet d’interrogation architecturale ! Mais encore, les arts de la rue, par leur capacité à construire de l’affectif entre les gens et leur environnement, sont les fers de lance de ce rapport. Il s’agit bien de mettre en scène la ville, de créer avec les compagnies un nouveau temps de regard, de laisser les artistes bousculer nos habitudes. Les artistes de rue savent si bien s’adresser à tous les publics. À celui qui vient faire ses courses, en lui transcendant la réalité commerciale immédiate mais aussi à celui qui vient flâner, en lui proposant un regard décalé sur le réel immédiat. Nous savons aussi qu’une communauté n’existe que si elle est capable de renouer avec la fraternité, l’échange, le festif, notamment dans le centre de la cité, là ou l’histoire de cette même communauté a commencé. Il faut souffler par le jeu de cet air qui rend libre... C’est encore à cela que vont s’attacher les 27 compagnies qui seront présentes le samedi et le dimanche. Par leur geste purement artistique, un magnifique ciment liera ces faiseurs de rêves au public. Ce sera alors le temps de l’éphémère, de l’émotion, de l’exceptionnel, du geste gratuit pour un moment de bonheur... JPM
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