Patrimoine et histoire
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Le Cirque traverse le 20 ème siècle

Durant le 20ème siècle, le Cirque Jules Verne a connu les guerres mais aussi les autres évolutions de la société pour s'approprier les arts vivants et du Cirque avec l'appui de deux artistes mondialement connus.

Le cirque face aux guerres du 20ème siècles
 

Les craintes de démolition

Alors que de nombreux cirques en dur disparaissent tout au long du 20e siècle en France, celui d’Amiens survit aux risques de démolition et aux désastres des guerres. Il demeure ainsi l’un des six « rescapés » de l’Histoire et continue, avec le Cirque d’Hiver-Bouglione, à être l’un des derniers à accueillir très régulièrement les gens de la balle.

L'impact de la guerre sur l'architecture du Cirque

Son architecture ne subit guère d’avanies au cours de ce siècle. Seul un obus, en 1916, endommage fortement la toiture et les buvettes, et fait disparaître l’une des deux marquises de fer forgé qu’Émile Ricquier avait tendues au-dessus des guichets. En 1958, la cheminée de 35 mètres de haut est raccourcie de 10 mètres au prétexte de la sécurité.

Un cirque fidèle à sa vocation
 

Les multiples activités du Cirque

Sous son enveloppe d’origine ainsi préservée, le Cirque d’Amiens va accueillir tout au long du 20e siècle les multiples activités pour lesquelles il a été conçu.
À la fois cirque, palais des congrès, et salle de spectacle polyvalente, il accueille les meetings, les fêtes, les séances de cinéma, les compétitions de boxe ou de catch, ainsi que les spectacles de variété.

Un décor de cinéma

Les plus grands noms de la piste et de la scène se produisent sous son ciel métallique. La qualité exceptionnelle de son architecture et son authentique charme attirent en outre à Amiens de grands cinéastes qui viennent y tourner plusieurs scènes de leurs films.
C’est le cas de Federico Fellini pour Les Clowns en 1972, de Jean-Jacques Beineix pour Roselyne et les lions en 1989, et de Nico Papatakis pour L’équilibriste en 1991.

Monument historique

La valeur du monument se voit consacrée en 1975 par son inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le cirque aujourd'hui
 

Une rénovation pour la valorisation des arts du Cirque

Novembre 2003, le Cirque Jules Verne ouvre à nouveau après un an et demi de travaux de rénovation.
A cette occasion, le Pôle Régional des Arts du Cirque est inauguré et l’équipe chargée de son développement s’installe dans le bâtiment.
Ainsi, le Cirque Jules Verne – Pôle Régional des Arts du Cirque d’Amiens Métropole – permet :

  • d’affirmer la place et le rôle qu’une grande agglomération peut donner aux arts du cirque, art populaire, secteur majeur et singulier de la vie artistique nationale,
  • et d’insuffler cette discipline au cœur de la vie culturelle et sociale sur le plan local, départemental et régional.

Un lieu patrimonial au service du spectacle vivant

Avec l’accueil en résidence d’artistes, la diffusion de spectacles et la formation, le Cirque Jules Verne n’est pas seulement un des derniers cirque en dur de France, un lieu patrimonial, mais il est également une salle à la disposition du spectacle vivant, un lieu où des artistes travaillent, répètent ou adaptent leurs dernières créations à l’espace et à la scénographie particulière du lieu.

Un cirque pour deux artistes mondialement connus

Deux artistes, deux figures emblématiques des arts du Cirque d’aujourd’hui et deux fidèles compagnons de route du Cirque Jules Verne, Arlette Gruss et Jérôme Thomas, sont les artistes associés du Pôle Régional. Ils contribuent au dynamisme d’un lieu culturel vivant dont le passé prestigieux continue de nourrir une actualité toujours innovante.