Patrimoine et histoire
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Visite extérieure

D'une apparence assez classique, le Cirque Jules Verne d'Amiens offre un environnement remarquable grâce à son architecture parisienne et ses divers éléments architecturaux.

Un environnement remarquable
 

Le parti monumental du cirque d’Émile Ricquier est imposé par l’étendue de la place Longueville.
L’édifice y occupe une place centrale, tournant le dos aux nouveaux faubourgs pour s’ouvrir sur l’esplanade et les boulevards intérieurs.
Il complète ainsi heureusement la scénographie de la rue de la République bordée par d’importants monuments tels que la Préfecture, le Musée de Picardie et la Bibliothèque.
Il bénéficie en outre, sur un arc de 4 kilomètres s’étendant entre les deux gares, des principales perspectives urbaines sur le centre historique.

D'une apparence assez classique
 

Une architecture d'inspiration parisienne

Émile Ricquier conçoit tout d’abord un bâtiment de style régionaliste, qui ne satisfait pas Charles Garnier, alors rapporteur du Conseil Général des Bâtiments Civils. L’architecte de l’Opéra de Paris est donc à l’origine du projet définitif.
Ricquier y a recours à une inspiration plus parisienne et plus académique, donc à un style plus néoclassique, éclectique et historicisant.

Les éléments architecturaux d'exception

Le plan consiste en un polygone à 16 pans, de 44 mètres de diamètre et 150 mètres de circonférence, centré sur une piste circulaire. Il s’inspire du modèle fourni par Hittorff au Cirque d’Été.

  • On ne voit pas de bâtiments fonctionnels adjacents, tels que loges d’artistes, écu ries, selleries, magasins d’accessoires.
  • L’architecte amiénois les a astucieusement intégrés au rez-de-chaussée même du cirque, sous l’amphithéâtre.
  • La façade principale est marquée par un portique d’entrée en avant-corps, orné de l’inscription : CIRQUE MUNICIPAL en lettres d’or sur fond de pierre blanche.
  • De part et d’autre, deux pavillons bas, couverts en terrasse, abritent une buvette et un buffet.
  • L’élévation du tambour proprement dit est constituée de deux niveaux de baies montées sur un haut soubassement à bossages. Le rythme y est donné par les contreforts du polygone, tous coiffés d’un vase percé à usage d’aération. Au-dessus s’élève le toit dont les 16 versants convergent vers un lanterneau fournissant un éclairage zénithal.
  • À l’arrière, du côté du quartier Henriville, l’entrée des artistes est ménagée sous la cheminée formant porche. C’est à la base de cette cheminée de brique qu’est écrite en chiffres romains la date de l’inauguration : 1889.