Patrimoine et histoire
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Les hôtels de ville successifs

L’historique de la commune et de ses institutions permet de suivre les mutations de l’édifice municipal, depuis l’utilisation de bâtiments préexistants jusqu’à la construction d’un immeuble spécifique.

L'hôtel des Cloquiers
 

Situé non loin de la Cathédrale, au sud de l’ancienne place Saint-Martin et à l’angle de l’actuelle rue des Sergents, il ne subsiste plus guère de l’Hôtel des Cloquiers que des descriptions extraites des livres de comptes de la municipalité. Acquis en 1316, il est abandonné à la fin du XVIe siècle.

La Malmaison et le Bailliage
 

Ces deux immeubles ont laissé une trace plus tangible. La belle façade gothique du Bailliage, élevée en 1541, est toujours visible. Sa restauration, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, tout en veillant à son large dégagement, a permis de sauver la façade et son programme sculpté.

L'hôtel de ville du XVIème siècle
 

L’élégant hôtel de ville, construit entre 1551 et 1600, est connu par une représentation de sa façade. Ce document permet de supposer que les assises de grès, encore présentes dans le soubassement de la Mairie du côté de la place Léon Debouverie, datent de cette époque. Il témoigne en outre que l’élévation brique et pierre joue d’une ornementation variée où pilastres*, niches et frontons accompagnent trophées, armoiries royales, et armoiries municipales.

L'hôtel de ville du XVIIIème siècle
 

Sans doute en raison de son mauvais état, l’édifice est remplacé, en 1756, par les architectes Pierre Louis Beffara et Jean-Jacques Jumel-Riquier. Pour la façade principale, qui regarde toujours à cette époque vers la place au Fil et le Beffroi, ils recourent à une belle pierre blanche et à des lignes pures. Ainsi, par la sobriété de ces choix, la façade va-t-elle demeurer au-delà des bouleversements.

L'hôtel de ville au XIXème siècle
 

A cette époque, l’hôtel de ville acquiert sa physionomie actuelle.
Au milieu du XIXe siècle, en raison de la croissance démographique, de nouveaux faubourgs se développent au sud. Les nouveaux enjeux économiques s’articulent désormais autour d’un axe est-ouest imposé dès l’arrivée du chemin de fer (actuelles rues de Noyon, des Trois Cailloux et Delambre).
Pour l’agrandissement de l’Hôtel de Ville, il faut alors envisager l’achat de terrains par expropriation. Il en découle plusieurs campagnes de travaux très étalées dans le temps. De 1856 à 1886, se succèdent les architectes Henri Antoine, Louis-Victor Amédée Vigreux, et Louis Leullier.

L'hôtel de ville aujourd'hui
 

Désormais tournée au sud, l’entrée principale de la Mairie s’ouvre sur une cour d’honneur. Deux ailes en retour l’encadrent, terminées par des pavillons inspirés du Palais du Luxembourg.
Une galerie de communication permet de les relier et un avant-corps central* domine l’ensemble. Sur trois niveaux, formant frontispice, il commande l’ordonnance et confère à l’édifice sa solennité.