Patrimoine et histoire
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Visite intérieure

Découvrez l'Hôtel de ville du rez-de-chaussée au grenier.

Le rez-de-chaussée
 

La distribution intérieure de l’hôtel de ville d’Amiens diffère de celle imposée aux édifices construits en totalité au XIXe siècle. Ici, contrairement à l’usage, pas de vestibule monumental, ni même un escalier d’honneur pour desservir la salle des mariages.

La porte centrale ouvrant sur un corridor

Le seuil de la porte centrale, pavé d’une mosaïque frappée aux armes de la Ville d’Amiens, donne sur la galerie tendue entre les deux ailes de la cour.

L'histoire d'Amiens en douze plaques de marbre

Là, se déploie la longue histoire de la commune : douze plaques de marbre posées en 1893, rappellent les noms des maires, depuis le premier connu jusqu’à l’actuel.

La salle des assemblées

Par ce corridor, on accède à la Salle des Assemblées, dont la disposition et l’équipement informatique ont été conçus en 2002. Ils confortent le statut d’Amiens, ville numérique.

La salle des mariages

Au même niveau, la Salle des Mariages s’ouvre également sur la galerie. Sans doute l’une des dernières salles appartenant à la construction du XVIIIe siècle, elle est réaménagée au XIXe. Les lambris de chêne ciré de style rocaille et le manteau de cheminée de marbre rouge datent probablement de cette époque. Au plafond, sur une vaste fresque peinte en 1907 par Louis Dumoulin, les mariés se donnent des airs de héros antiques.

L'escalier monumental

Au terme de la galerie, dans l’angle Nord-Est de l’Hôtel de Ville, se développe un escalier monumental. Achevé en 2001 par l’architecte lilloise Nathalie T’Kint, il permet d’accéder au deuxième niveau de l’édifice. Ses formes conjuguent les robustes audaces du métal et la transparence de la rampe et du garde-corps. La gravure sur verre dépoli y évoque la Charte de la commune.

Les étages
 

Sur le palier

Un tableau commandé par Louis Philippe

Sur le palier, le visiteur est accueilli par un des grands tableaux commandés par Louis Philippe pour l’Assemblée Nationale.
Exécuté par Auguste Hesse, celui déposé à Amiens relate la séance royale du 23 juin 1789 des Etats Généraux notamment restée célèbre par la phrase de Mirabeau :
« Allez dire au roi que nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ».

Les salons de réception

Les salons de réception sont situés en enfilade, dans le corps du bâtiment ancien, en simple profondeur, et desservis par une terrasse extérieure donnant sur la cour d’honneur.

  • En premier, la Salle du Congrès, où fut signée en 1802 la Paix d’Amiens, impressionne par son caractère historique. Un tableau de Claude-Jules Ziegler (1804-1856) commémore et illustre l’événement.
  • En second, la Salle des Fêtes est aussi appelée Salle des Audiences et Salle des Loteries. En effet, c’est ici qu’en 1853 et 1854 sont organisées deux loteries destinées à financer l’achèvement de la construction du Musée de Picardie, entreprise à l’initiative de la Société des Antiquaires de Picardie. Aux murs, outre quatre natures mortes et quatre paysages, un carton de tapisserie de François Boucher (1703-1770) représente Vénus et Vulcain. Il fait face à une toile peinte en 1897 par Victor-Ferdinand Bourgeois, qui représente sur le mode allégorique La Somme et résume l’activité économique de la ville d’Amiens à la fin du XIXe siècle.
  • Enfin, dans l’angle nord-ouest du bâtiment, le Salon Jules Verne rappelle quant à lui le rôle de conseiller municipal joué par l’illustre écrivain.

La salle de l'Horloge

Au troisième niveau, aménagée dans les combles, la Salle de l’Horloge présente un intéressant exemple de charpente ancienne.