Patrimoine et histoire
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Historique

Le jardin botanique est un des plus vieux de France

D'abord Fief Maucreux à la fin du Moyen Âge, le jardin des Plantes s'est peu transformé au cours de l'époque moderne et contemporaine en un jardin botanique au sein duquel les grands botanistes français ont pu se former, découvrir et créer de nouvelles plantes et fleurs. Aujourd'hui, le jardin garde sa vocation botanique tout en s'ouvrant aux publics.

Ses origines remontent au XIII ème siècle
 

Le jardin Maucreux

Terrain marécageux aménagé au pied du rempart appartenant à la famille Dugard, fief médiéval du sieur de Maucreux.
Entre 1400 et 1450 sur le pont de Maucreux qui enjambe le cours d’eau des multiples bras de la Somme, on peut voir des vignobles au pied du plateau crayeux où est installée la citadelle. A 200 mètres à l’ouest on rencontre le pont de Riaume ou de Maucreux et sur le plan nord-ouest face au village de saint Maurice, on rencontre une muraille fortifiée, la muraille ouest de la cité borde un haut rempart. Entre les 2 lignes, quasi perpendiculaires que dessinent le rempart et le bras de Somme se présente fort en dénivellement un domaine en forme de trapèze de six à sept hectares de surface environ. C’est le fief de Riaume encore appelé fief de Maucreux.
De 1400 à1450 obscurité à peu près totale sur l’exacte destination du fief de Maucreux et de sa parcelle centrale : le présumé jardin que traverse dans le sens de sa longueur un petit bras de Somme et que borde du côté des Saintes Claires un autre filet d’eau à peine plus important. Sur ces 2 bras de Somme nous rencontrons les moulins du Maucreux ou du Riaume.

Plan en noir et blanc de Maucreux

Plan de Maucreux

Les premières extensions du jardin

Il nous faudra attendre 1561 pour voir un texte évoquer les bournes (les bornes) plantées au Jardin de Maucreux, au bord du rempart.
En 1561 il y a donc bien un jardin dont le Père Daire nous précise qu’il a un nom un demi-siècle plus tard en 1604 « le Jardin du Roi » et qu’il est le chef lieu du fief de Maucreux.

De 1598 à 1633 les travaux de construction de la citadelle ordonnées par Henri IV vont se poursuivre non loin du Maucreux, des maisons seront rasées, mais le Jardin restera intact.

Vers 1630 il paraît être un vaste fourré à l’abandon trop souvent hanté de soldats et de mauvais garçons.

1650-1660 le Jardin du Roi devient chose communale, le Gouverneur Bailli de Treigny, l’afferme à la ville pour la somme de 2000 livres.

Jusqu’en 1665 le Jardin n’était pas très bien entretenu, ni planté puisque les premiers échevins demandent à l’état l’autorisation d’en faire acquisition pour l’améliorer.

Au début du 18e siècle, on voyait dans le Jardin les ruines d’un château, au milieu, un grand parterre représentait les armes du Roi ; tous les ornements étaient faits de buis.
En 1707 il y avait des jeux de boules et de quilles, des places pour les danses et des bocages qui déplaisaient fort à des missionnaires en tournée, car l’un d’eux s’écria en chaire « ce n’est pas le Jardin du Roi, c’est le Jardin du Diable ». Quelques années plus tard, le Jardin a été tourbé et les trous bouchés avec les décombres des remparts démolis.

La création du Jardin Botanique
 

L'arrêté du Conseil d'état

En 1751 sous les inspirations de Dom Robbe, prieur du couvent des Feuillants d’Amiens, âme ardente et passionnée pour la botanique, un impérieux désir de cultiver cette science se fit sentir dans les rangs éclairés de la ville. Des démarches actives eurent lieu, et bientôt fut obtenu un arrêt du Conseil d’Etat, en date du 13 mai 1751.

Sa Majesté Louis XV, sur la proposition du Duc de Chaulnes, Gouverneur d’Amiens, fait don au Maire et Echevins de ladite ville, d’un emplacement appelé Jardin du Roi, jusqu’alors affermé au profit du Gouverneur à condition par elle de payer à ce seigneur, une rente annuelle de 150 livres, et conformément à une délibération qu’elle a prise, d’en abandonner à perpétuité à l’Académie d’Amiens la jouissance et l’usage ; mais aussi, à la charge par cette Académie de n’user et de ne jouir du terrain que pour la perfection de la botanique.

Le 26 avril 1751 un arrêt nomme Dom Robbe (membre honoraire de la société des sciences et des arts) créateur du projet et professeur futur du cours de botanique.
Le premier maître jardinier qui règne sur le jardin botanique d’Amiens dès 1752 est le sieur Louis Gabriel Jourdain, un homme de l’art que Dom Robbe a en très haute estime.
L’académie d’Amiens qui porte toute la responsabilité de la création du nouveau Jardin se range pour tout ce qui le concerne aux suggestions de Dom Robbe. Pour mener à bien les travaux, pour diriger ensuite l’établissement botanique, elle désigne un conseil de 3 membres ; Marié de Toulle (beau-frère de Gresset), le médecin d’Esméry et Dom Robbe lui-même. Les travaux exigeront 3 années de 1751 à 1754.

Un second arrêté du Roi

Le Roi par un autre arrêt accorde le 19 février 1754 une rente de 2000 livres augmentée de 1000 autres en septembre 1777. Le 1er juillet 1754 : suprême consécration a lieu l’inauguration du cours de botanique un nombre considérable de personnes de la plus haute distinction (Académie, corps municipal, médecins, magistrats, professeurs) se rend avec empressement à cette solennité ; Dom Robbe prononce un discours qui met en relief ses grandes connaissances en botanique.

Dessin (eau forte) de l'école de botanique de Duthoit, c.1860

Entrée principale de l'école de botanique- Duthoit vers 1860

Le premier catalogue des plantes du Jardin

Dom Robbe fait rapidement du Jardin Botanique d’Amiens un modèle du genre. Il n’épargne rien ni son temps, ni sa peine, ni même ses deniers personnels. Il publie fin 1754 à Amiens chez la Veuve Godard, imprimeur du Roi, le premier catalogue du Jardin amiénois. Pour la classification des espèces, Dom Robbe s’inspire à la fois de la vieille méthode de Tournefort et du système de Linné, il groupe ses plants en 21 classes. C’est une méthode mixte médico-botanique qui appartient en propre à Dom Robbe. C’est d’après celle-ci que sera ordonné, 31 ans durant, tout le jardin par Louis Gabriel Jourdain. La méthode de Dom Robbe inspirera tous les travaux et classements de Jourdain jusqu’à la mort de celui-ci en 1784.
Dom Robbe ne se bornait pas à faire connaître les plantes et à en exposer les caractères distinctifs ; il enseignait leurs propriétés et l’utilité que l’on peut en tirer dans l’industrie, les arts et la médecine.

Photo de la première page du catalogue

1er catalogue des plantes du jardin- 1754

Mais le 17 février 1758 Dom Robbe est rappelé au couvent des Feuillants estimant que leur Prieur accorde trop de temps à sa science.
Le médecin d’Esmery succède à Dom Robbe au cours de botanique du Jardin qu’il assurera jusqu‘en 1776.

Collaborateur de Dom Robbe au Jardin, M. d’Esmery médecin lui succède, il ouvre le cours de 16 juin 1758. Pour développer dans la jeunesse le goût de la science des végétaux, il obtint la fondation d’une médaille frappée aux armes de la ville et à la devise de l’académie, destinée à être donnée en prix, après un concours public.

Portrait connu de Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau au Jardin Botanique

En 1767 Jean-Jacques Rousseau de passage à Amiens assiste aux cours de Jourdain, il trouve ses propos d’une robuste rusticité, une particulière saveur, une grande compétence. L’écrivain ne cachera pas plus tard, le très vif agrément qu’il a pris aux heures passées au jardin d’Amiens en la familière compagnie du jardinier Jourdain.

Les successeurs de Dom Robbe

En 1778 M. d’Esmery se fit adjoindre M. Denamps son confrère et ancien élève. Il accueillait avec plaisir ceux qui voulaient s’instruire, mettant à leur disposition sa bibliothèque, son herbier et son temps. Il veillait avec le plus grand soin à l’entretien et à l’embellissement du Jardin des Plantes. Un changement de classification était désiré au Jardin, ce fut M. Denamps qui eut la gloire de l’opérer.
Ce changement eut lieu en 1785 à l’époque où entra, pour remplacer le vieux Jourdain décédé, un jeune jardinier que M. Denamps avait formé et qu’il affectionnait : M. Legrand, qui travailla 50 ans au Jardin.
C’était un botaniste instruit et très au fait de la flore locale. Le professeur lui confiait la plupart des herborisations. Il ne renouvelait les principales espèces indigènes du Jardin qu’en allant les chercher aux lieux où la nature les faisait naître.

M. Denamps mourut en 1794, à sa mort la première période des cours de botanique d’Amiens s’arrête, c’est la période de l’administration académique.

Avec la période de la Révolution, l’académie avait dû se dissoudre. Privé à la fois de son professeur et de ses protecteurs, le Jardin fut sérieusement menacé dans son existence. On voulut y construire des ateliers. Ce fut M. Legrand son conservateur qui consacra ses ressources personnelles à son entretien.

En l’an II (1793) fut nommée par le district une commission chargée de recueillir tous les objets relatifs aux sciences, arts et belles lettres. Cette commission composée des noms les plus honorables MM. D’Hervillers et Lendormy médecins, rendit des grands services : le Jardin fut sauvé.

M. Lendormy s’attacha à l’améliorer. Il parvint à le disposer dans un ordre plus méthodique, dressa le catalogue de ses plantes et à l’aide de la correspondance active qu’il entretenait avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, en obtint un nombre considérable de nouvelles. En moins de 2 ans il en avait doublé les richesses, lorsque parut au 13 brumaire de l’an IV (1795), la loi instituant les écoles centrales.
Le Jardin Botanique d’Amiens dut être inévitablement absorbé dans l’école du département de la Somme. Il releva dès lors de l’état et fut, définitivement consolidé.
M. Lendormy s’adjoignit sous le titre de conservateur et directeur du Jardin un jeune professeur très adonné à l’étude de la botanique, M. Sourdiaux. Il forma bientôt de belles collections de plantes, d’oiseaux, et d’insectes. On vit longtemps au cabinet d’histoire naturelle du Jardin des Plantes une collection d’oiseaux qui provenait de son travail.
Il mourut à l’âge de 30 ans le 9 pluviose de l’an VII (1798).
M. Trannoy lui succède en l’an VII (1798), ami de M. Duméril (médecin et professeur de la faculté de médecine et du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris) il prélude comme lui à 27 ans à une carrière brillante.
Un an après son entrée, l’école des plantes devenue trop petite pour les richesses qui continuaient d’arriver de Paris, fut agrandie aux dépens des allées.

Plan en couleur du jardin en 1799

Plan du jardin datant de 1799

Portrait connu de l'Impératrice Joséphine (1763-1814)

Visite de l'Impératrice Joséphine

En l’an X (1801) M.Quinette, alors Préfet de la Somme, obtint du gouvernement, en faveur du jardin, la concession de la partie du rempart qui y attenait, et des ses dépendances jusqu’à la rivière de Saint Maurice ; l’on y fit de belles plantations en gradins.

En 1802 les écoles centrales sont dissoutes, l’Etat abandonne à la ville la charge du Jardin et du cours de botanique d’Amiens.

Le 27 juin 1803, le Jardin eut une bonne fortune. Pendant le séjour du Ier Consul à Amiens, il fut visité par Joséphine, l’impératrice, qui assista à la leçon du professeur Trannoy. Comme témoignage de son intérêt, elle lui fit envoyer de Paris des plantes rares dont elle avait remarqué l’absence.

Au XIXème siècle, le jardin botanique est un modèle de genre
 

L'évolution de la science botanique

Dans son discours d’ouverture des cours en l’an XI (1802) le professeur exprime le vœu d’acquérir une serre chaude et une orangerie. La ville exauce ce vœu en consacrant 14 000 F à la restauration du pavillon de l’école, à la construction de serres et d’une habitation pour le conservateur.

En 1805 le Dr Trannoy dresse un second catalogue imprimé, des espèces de la collection botanique.

Il publie également un tableau des organes des plantes ainsi qu’une notice historique sur l’établissement du Jardin des Plantes d’Amiens. (Notice devenue introuvable)

En 1806 les élèves de l’école secondaire de médecine sont tenus de suivre au Jardin des Plantes le cours de botanique. En 1808 le Docteur Trannoy prend sa retraite pour être remplacé au cours de botanique par le Docteur J.B. Grégoire Barbier, le Jardin des Plantes est remarquablement organisé, remarquablement outillé. Legrand le jardinier conservateur, est toujours en fonction. Plus de 60 auditeurs suivent régulièrement le cours de botanique du Dr Trannoy puis du Dr Barbier. L’on y verra souvent de 1809 à 1811 Charles Nodier de l’Académie française.

 

retrouver la photo du cours public

Barbier-Lemerchier-Duflot sera la grande époque du Jardin Botanique amiénois.

A partir de 1842 le Dr Barbier affaibli, malade, demande que lui soit donné un successeur au cours de botanique, ce sera au Dr Pauquy un autre savant amiénois, particulièrement féru de botanique, qu’ira le poste. Mais jusqu’à sa mort le 21 novembre 1855, Barbier ne cessera de veiller sur son cher Jardin et ses derniers écrits seront consacrés à ses collections.

M. Pauquy était connu par le culte qu’il portait à la botanique, par le magnifique herbier auquel il travaillait depuis de longues années et qu’il donna plus tard généreusement à la ville ; surtout par sa flore des phanérogames, œuvre classique, sa flore du département qui perpétuera le nom de son auteur.

Longtemps le Jardin resta sous M. Barbier tel que lui avait légué son prédécesseur. Cependant une révolution s’y préparait. Par la patiente recherche des botanistes, les rapports d’organisation qui existent entre les végétaux étaient mis de plus en plus en lumière. La méthode De Jussieu progressait d’un pas lent mais sûr. Cette lumière frappa vivement l’esprit distingué du professeur il sentit la nécessité et l’importance du changement à faire et attendit l’occasion.
Sous l’administration active de M. Lemerchier maire d’Amiens, qui s’occupait avec goût des intérêts de la science, elle ne se fit pas attendre.

Le 11 juin 1833 arrive du Jardin de Paris M. Duflot élève du célèbre botaniste Brongniart pour remplacer M. Legrand que son grand âge mettait à la retraite.
Avec M. Charles Duflot le Jardin des Plantes va connaître une nouvelle, une radicale expansion. La classification de Jussieu remplace aussitôt le système de Linné : 1800 espèces sont scientifiquement mises en place.
Le premier magistrat, M. Lemerchier avait compris l’étendue des sacrifices qu’une grande ville doit à la science, une propriété voisine est achetée pour 19 000 F et ajoutée au Jardin, ainsi qu’une serre adossée au rempart. Un jardin fruitier modèle devient une véritable école d’arboriculture. M. Duflot parfait cet ensemble par la création d’un fossé bassin, où il rassemble une belle collection de plantes aquatiques.

En 1836 Charles Duflot publie en le dédiant à Lemerchier le troisième catalogue des collections, et en 1840 on restaure le musée d’Histoire Naturelle qui se trouve dans la maison.

Il décéda le 11 février 1854.

M. Boucher a remplacé M. Pauquy d’abord en titre de suppléant de M. Barbier puis en qualité de titulaire après sa mort.

Photo de la première page de couverture du 3ème catalogue

Le 3ème catalogue des plantes

M. Duflot connaîtra donc après le Dr BARBIER 4 professeurs à la chaire de botanique, les Docteurs Pauquy, Boucher, James qui a laissé d’intéressants travaux et notes sur le Jardin Botanique ainsi que le Dr Fevez de 1865 à 1866.

En mai 1866 le Dr Duflot va retrouver avec le Docteur Victor Richer un maître de la taille de Barbier. .Durant 10 ans les 2 hommes collaboreront et le Jardin des Plantes d’Amiens tirera le meilleur profit de leur entente.
En 1866 Duflot crée le premier jardin public Saint Denis, en reconnaissance la municipalité consent à construire une nouvelle serre de multiplication.

En 1869 le Dr Richer demande 500 F à la municipalité pour remettre en état le Jardin et compléter les collections de plantes 296 sur les 2000 avaient péri. L’administration municipale mit le plus grand empressement à répondre à cette demande, pour compléter les collections le Jardin de Paris fut mis à contribution. Le catalogue de plantes d’Amiens fut confié au chef de culture du Muséum M. Bernard Verlot. M. Verlot ne s’est pas contenté d’offrir les doubles dont il disposait, il est venu visiter l’école pour se rendre compte par lui-même des besoins.
C’est ainsi que les vieilles espèces ont pu être remplacées par des types plus intéressants pour la science et pour l’industrie.

Dans les années 30 la superficie du jardin est de 8 000 mètres carrés il comprend un petit arboretum et une collection de plantes officinales, médicinales, tinctoriales, alimentaires, économiques. On y compte plus de 1200 espèces disposées en de nombreuses plates-bandes d’après la classification de Jussieu.



Après-guerre

En 1950 : construction de serres en bois parallèlement au pavillon de style Napoléonien et s’y raccordant.

Vers les années 40 jusqu’en 1977 M. Clément LEPOIVRE prendra la direction du Service des Plantations. Peu à peu l’étiquetage des plantes disparaîtra au profit des plantes de production pour garnir les massifs de la ville.

1970 construction de serres hollandaises pour faire face aux besoins qui ont doublé.

1980-1993 : édification d’abris supplémentaires au potager au fond du jardin, production de 250 000 plantes dont 140 000 annuelles.

1997 : serres en bois remplacées par une construction neuve en aluminium avec suppression du muret.

Le site fait l’objet d’une rénovation qui a démarrée en 2003 avec la réfection des allées desservant le jardin régulier composé de parterres de buis.
En 2005 a eu lieu la recomposition botanique du jardin avec la mise en place de collections sur le thème : « des Plantes, des Usages et des Hommes ». La deuxième phase des travaux de réhabilitation a consisté en la reconstruction à l’identique de la serre de style Napoléon III, la création d’un local technique, la refonte du réseau de chauffage et l'effacement aérien de tous les réseaux, le ravalement, le remplacement de la couverture et des menuiseries extérieures du pavillon administratif et s’est terminée fin 2011 par la rénovation intérieure du pavillon.

Photo du pavillon rénové en intérieur- 2011

Photo du pavillon du Jardin des Plantes- 2011

XXème siècle: le jardin botanique devient Jardin des Plantes
 

Carte postale sur le Jardin des Plantes en 1916

Carte postale avec une photographie du Jardin des Plantes en 1916

La fin du XIXème et le début du XXème siècle

En 1893 et 1899 : construction de la serre Napoléon III avec son pavillon central servant de palmarium. A partir de 1895 c’est le service des plantations qui continue l’œuvre des jardiniers conservateurs dirigée par M. Laruelle.

Son successeur sera M. Georges Sprecher durant 32 ans de 1908 à 1940. En mai et juin 1918 le jardin sera bombardé et on peut voir sur un cliché du Courrier Picard les plates-bandes où sont alignées les collections botaniques qui font figure de brousse impénétrable.

Aujourd'hui

Ce jardin a retrouvé sa vocation botanique, c'est plus de 1 500 taxons qui sont présentés sur 9 800m². Une troisième phase de travaux est en gestation pour réhabiliter le bâtiment "Farine" et le dédier à la vulgarisation de la botanique (expositions, ateliers, ouvrages et documents).

Photo du Bâtiment Farine des Jardins des Plantes

Le Bâtiment Farine