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Budget de la métropole

Budget 2014

130millions d’investissement
 

La dernière année de la mandature voit se concrétiser de nombreux projets comme la citadelle

Comme tous les ans avant les étrennes, Amiens Métropole vote son budget. Un passage obligé qui fixe les dépenses de la collectivité pour l’année suivante. L’assemblée métropolitaine du 19 décembre a validé un budget marqué par un fort niveau d’investissement « sans pour autant mettre en difficulté la Métropole dans les années à venir », s’engage Gilles Demailly, le président de l’agglomération, « ni bouleverser les équilibres », rajoute Jacques Lessard, le vice-président aux finances. Le grand argentier a tablé sur une augmentation des recettes (+ 3,57 %) qui s’harmonise avec celle des dépenses (+ 3,53%) et permet de dégager une épargne améliorée de 700 000 € par rapport à 2013 (19,37 M€). Les « 130 millions d’euros » d’investissement annoncés n’ont, pour Gilles Demailly, « rien d’électoralistes ». « Ils correspondent à l’avancée des projets que nous préparons et menons depuis bientôt six ans », explique l’élu.

Exemple: la citadelle. L’arrivée en 2015 des facultés de sciences humaines dans l’ancienne place forte édifiée à la demande d’Henri IV se profile. Les grues sont à pied d’oeuvre. Pour l’agglomération qui pilote le projet (et donc avance l’argent), l’investissement en 2014, point d’orgue du financement, s’élève à 54,1 millions d’euros. Les 5,44 millions d’euros investis dans le nouveau crématorium, les 6,5 millions pour la Zac Gare-la-Vallée, les 5 millions dédiés au logement sont les suites logiques de projets sur les rails. Dans la même logique, les travaux d’extension et de réhabilitation du Musée de Picardie se poursuivent (5,50 M€ en 2014), les bus se renouvellent (2,17M€), le tramway se prépare (4,86M€ pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage), l’immeuble vide au pied de la cathédrale se mue en centre d’interprétation de l’architecture du patrimoine (2,60 M€), la médiathèque de Camon s’achève (642758 €), la traversée d’Estrées-sur-Noye change d’allure (547500 €), la rue Barbusse à Cagny aussi (630000 €)… « Il y a toujours des pics d’investissements dans un mandat », relativise Jacques Lessard qui se plaît à rappeler: « C’est cet investissement public, assuré à 70 % par les collectivités, qui génère de l’activité et de l’emploi en France… »

Antoine Caux

AMIENS ENTENDU PAR LE GOUVERNEMENT
La bonne nouvelle est tombée peu de temps avant Noël, après quelques inquiétudes et de longues semaines de persuasion. Dans son projet de loi de finances 2014, adopté le 13 décembre, le gouvernement a finalement proposé un amendement qui permettra ne pas pénaliser Amiens et Strasbourg qui ont mutualisé leurs services entre la ville et l’agglomération. En effet, la baisse de la dotation globale de fonctionnement (840 millions d’euros en 2014) devait être répartie au prorata des recettes perçues. Or le texte prenait aussi en compte les 55 millions d’euros de masse salariale qu’Amiens Métropole perçoit d’Amiens dans le cadre de la mutualisation des services. « C’était absurde », qualifie Gilles Demailly, le président de l’agglomération amiénoise qui a obtenu gain de cause auprès d’Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée à la Décentralisation. « Cela aurait correspondu à une baisse de plus de 500000 € cette année et plus du double les années suivantes », chiffre Jacques Lessard, vice-président aux finances.

Les dépenses