Patrimoine et histoire
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Le jardin Archéologique de Saint-Acheul

Classé depuis 1947 au titre des Monuments Historiques et ouvert au public depuis 1998, le site de Saint-Acheul illustre l’histoire de la découverte de la préhistoire et de sa reconnaissance par la communauté scientifique.

L'historique du Jardin archéologique
 

La découverte du site

Au milieu du XIXe siècle, plusieurs briqueteries et gravières sont en activité dans le faubourg amiénois de Saint-Acheul.
Pra l’extraction de la terre à briques, les ouvriers participent aux premières découvertes d’outils de pierre taillée et d’ossements d’animaux.

Les conséquences des premières découvertes

Dès 1853, suite aux premières découvertes, le géologue Dutilleux recueille des bifaces des dépôts quaternaires de Saint-Acheul. Le site est scientifiquement reconnu et la nouvelle de cette découverte se propage à l’étranger et notamment en Angleterre. J. Prestwitch et J. Evans, archéologues et géologues anglais, visitent en 1859 le site et utilisent pour la première fois la photographie en archéologie.

Les premières véritables fouilles

En 1859, un autre géologue, Albert Gaudry, effectue dans le faubourg les premières véritables fouilles. Le compte-rendu de ses recherches devant l’académie des Sciences de Paris établit de manière officielle la naissance d’une nouvelle discipline : la Préhistoire.

La définition du terme "Acheuléen"

Gabriel de Mortillet définit en 1872 le terme Acheuléen. Le préhistorien désigne ainsi l’outillage de silex taillés découverts à Saint-Acheul. Ce terme appartient désormais au vocabulaire des scientifiques du monde entier.

Les premières fouilles rationnelles du site

Enfin, en 1905, Victor Commont, Directeur de l’Ecole Normale d’Amiens, entreprend les premières fouilles rationnelles du site, par observation des coupes stratigraphiques.

Les animations
 

L'exposition permanente

La salle Victor Commont offre le cadre aux ateliers archéojeunes pendant lesquels les enfants peuvent s’initier à la Préhistoire et ses secrets :

  • tailler le silex,
  • production de feu,
  • maniement des armes,
  • reconstitution d’une hutte acheuléenne.

En outre, sous la forme d’une petite exposition permanente, une succession de panneaux didactiques et d’objets y donnent les principaux repères de l’histoire de l’évolution de l’Homme et des techniques sur deux millions d’années.

Le fil du temps

À chaque pas sur le fil du temps, remontez 1000 ans du cours de l’Histoire et découvrez les grandes dates de l’évolution de l’Homme.

La tour d'observation

Depuis la tour d’observation, laissez-vous conter le creusement de la vallée de la Somme et découvrez un paysage façonné depuis un million d’année.

La coupe géologique

Mesurez le cours du temps et l’influence des climats sur les dépôts sédimentaires de l’imposante coupe géologique de Saint-Acheul. En l’observant, vous jouez aux apprentis géologues et apprenez à lire cette énigmatique coupe stratigraphique !

Le biface, véritable couteau suisse ?

Parfois comparé à cet outil moderne multifonction, il permet entre autres, de découper le gibier pour l’alimentation, de racler les peaux pour confectionner des vêtements ou encore de couper le bois pour fabriquer des armes. Elément caractéristique de la culture acheuléenne, le biface tient son nom de sa forme, avec deux faces symétriques, bordées d’un tranchant acéré.

 

Les hommes de Saint-Acheul

Il y a environ 450 000 ans, les premières migrations humaines se font de l’Afrique vers l’Europe. Peu à peu, des groupes de nomades peuplent les régions septentrionales de l’Europe jusqu’au sud de l’Angleterre, et notamment le site connu sous le nom de Saint-Acheul.
Ces derniers Pré Néandertaliens, appelés Acheuléens, trouvent sur les rives de la Somme les principales ressources de leur survie par la chasse et la cueillette. Ils sont également les premiers à maitriser la production du feu.

En vidéo
 

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