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Maison de Jules Verne

En 1882, Jules Verne et sa femme, Honorine, s’installent dans cette maison à l’angle de la rue Charles Dubois et du boulevard Longueville. Ils en sont locataires jusqu’en 1900. Jules Verne a 54 ans, il est au sommet de sa gloire. La maison est vaste et comprend deux étages, de larges combles et une tour surmontée d’un belvédère. La cuisine, les dépendances et les écuries occupent la grande aile gauche du bâtiment (aujourd’hui le hall d’accueil).

 


L’homme se tenait immobile au centre de la cour et regardait la maison. C’était une grande bâtisse majestueuse, moitié brique, moitié pierre. Flanquée d’une tour ronde, elle semblait tenir autant du phare que du manoir et aurait pu servir de décor à quelque histoire fantastique.

La Maison de Jules Verne, Encrage Edition,
François, Hautière, Amiens Métropole, Amiens, 2006

A l’image des autres maisons du quartier à l’époque, la Maison à la tour est construite en briques rouges, enduites en rose sur la rue et aux joints clairs sur la cour. Les linteaux, les corniches et les appuis des fenêtres sont en pierre calcaire. Un grand jardin en profondeur, qui prolongeait la cour actuelle, a disparu dans les années 1970.
Le premier étage de la maison était réservé aux chambres, auxquelles on accédait par l’escalier en colimaçon de la tour. Le cabinet de travail de l’écrivain était installé au second étage à l’angle du bâtiment.

 

L'agenda
 

Visite guidée de la Maison de Jules Verne

Visite guidée de la Maison de Jules Verne

01/07/2014 au 31/08/2014

Visite guidée pour individuels

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L'actu
 

Maison de Jules Verne : Entrée gratuite

Maison de Jules Verne : Entrée gratuite

Pour les individuels en visite libre le vendredi à partir de 16h30

29/11/2013
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Repères historiques
 

Repères historiques

  • 1854-1858 : Construction de la maison pour le notaire Jean-Baptiste-Gustave Riquier.
  • 1882-1900 : Période pendant laquelle Jules Verne y vécut.
  • 1980 : Acquisition par la Ville d’Amiens.
  • 1987 : Travaux de transformation du rez-de-chaussée en musée.
  • 1988 : Première ouverture au public.
  • 1998 : Inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
  • 2000 : Acquisition de la Collection Piero Gondolo della Riva par Amiens Métropole (30 000 documents et objets).
  • 2004 : Dossier de réhabilitation complète de la Maison par Amiens Métropole.
  • avril 2005 : Début des travaux.
  • 24 mars 2006 : Réouverture au public.

Le rez-de-chaussée
 

Dans cette maison du milieu du XIXe siècle, le rez-de-chaussée conserve en grande partie son décor d’origine. C’est l’étage de la maison qui a le moins changé depuis le départ de Jules Verne.

Le jardin d'hiver
 

Jardin d'hiver

Jardin d'hiver

Entrée principale à l’époque de Jules Verne, ce jardin d’hiver est un espace clair dont la large verrière offre une vue sur la tour de la maison. Les assiettes et poteries chinoises qui ornent les murs ainsi que les plantes sont caractéristiques du goût pour l’exotisme du XIXe siècle.

La salle à manger
 

Salle à manger

Salle à manger

La salle à manger est la seule pièce de la maison à avoir gardé son décor d’origine avec son mobilier de style néo-gothique et son plafond à caissons. Lorsque Jules et Honorine Verne y vivaient, elle était séparée de la cuisine par le vestibule. La cuisine se trouvait à l’emplacement de l’actuel guichet d’accueil et entre les deux espaces une petite pièce servait de salle à manger pour chaque jour. Le mobilier de cette salle à manger d’apparat, qui ne servait qu’aux grandes occasions, a été reconstitué dans le style de l’époque. Dans les placards sont présentés de nombreux objets appartenant à Jules Verne et à son épouse, d’autres proviennent de la famille de son éditeur Pierre-Jules Hetzel.

Le grand salon ou le salon de musique
 

Grand salon / salon de musique

Grand salon / salon de musique

Vous pouvez découvrir le décor original de cette pièce sur l’agrandissement photographique ci-contre. Vous remarquerez le décor chargé en mobilier et les murs sombres, caractéristiques de l’époque.
A l’époque, Honorine Verne y organise régulièrement des soirées d’amis.
Les grands portraits représentent Jules Verne et son épouse Honorine.
De part et d’autre de la cheminée, sont présentées des photographies de la famille Verne, dont Pierre Verne (1799-1871), père de Jules Verne et Sophie Allotte de la Fuÿe (1801-1887), mère de Jules Verne.

Le petit salon dit le fumoir
 

Petit salon dit le fumoir

Petit salon dit le fumoir

Dans ce salon sont rassemblées les photographies représentant les membres de la famille Verne dont Paul Verne et son épouse Berthe ainsi que Michel Verne (1861-1925), le fils unique de Jules Verne. Les vitrines présentent les études de Jules Verne et ses premiers écrits : paroles de chansons et récits de fiction parus dans la revue Le Musée des familles.

Les débuts littéraires de Jules Verne
 

Cette pièce évoque à la fois les débuts de Jules Verne au théâtre, ses auteurs favoris, ses romans inspirés de Robinson Crusoé ainsi que ses voyages. Accompagné de son frère Paul, Jules Verne se rend aux Etats-Unis en mars 1867, il visite New-York et les chutes du Niagara. Ce voyage lui inspire le roman Une ville flottante.

 

Le Premier étage
 

Au premier étage de cette maison se tenaient les chambres de la famille Verne, à la place sont reconstitués la librairie parisienne, le salon et le bureau de l’éditeur Pierre-Jules Hetzel.

Né à Chartres en 1814, Pierre-Jules Hetzel devient éditeur en 1836. Républicain convaincu, il est le collaborateur de Lamartine pendant la Révolution de 1848. Contraint à l’exil par le coup d’Etat du 2 décembre 1851, il s’installe à Bruxelles où il continue son métier d’éditeur. Il se lie avec Victor Hugo. Bénéficiant de l’amnistie de 1859, Hetzel rentre à Paris et installe sa maison d’édition au 18 de la rue Jacob. Il donne la priorité aux éditions pour la jeunesse et lance en 1864 le Magasin d’éducation et de récréation.
La publication en 1865 de Cinq semaines en ballon de Jules Verne inaugure la série des Voyages extraordinaires.

L’histoire des deux hommes est intimement liée. Inspirateur, censeur, moralisateur, Pierre-Jules Hetzel inscrit Jules Verne dans son programme “d’éducation et de récréation”.

La librairie Hetzel
 

La librairie Hetzel

La librairie Hetzel

Pierre-Jules Hetzel publie d’abord les textes de Jules Verne en feuilleton dans le Magasin d’éducation et de récréation, puis en édition brochée de petit format. Mais c’est dans leur édition de grand format (grand-octavo : 28 x 20 cm) présentés dans de magnifiques cartonnages que les Voyages extraordinaires sont surtout connus.

Le cartonnage est une technique de couverture des livres qui s’épanouit au XIXe siècle. Contrairement à la reliure traditionnelle, où toutes les parties du livre sont cousues entre elles, le cartonnage procède par emboîtage d’éléments fabriqués séparément.

D’un côté les pages sont cousues et de l’autre la couverture, souvent en toile, est collée sur des cartons. Les deux éléments sont réunis par simple collage. On compte plus d’une vingtaine de cartonnages pour les Voyages extraordinaires. Seule l’œuvre de Jules Verne a été à l’origine d’une telle profusion. Leur popularité est bien sûr liée au succès phénoménal des romans de Jules Verne. Elle est aussi liée aux qualités esthétiques des décors choisis par Hetzel, attentif à les faire évoluer afin de répondre au mieux à l’évolution du goût du public.

Le bureau Hetzel
 

Le bureau Hetzel

Le bureau Hetzel

Espace dédié à l’éditeur qui présente des objets lui ayant appartenu dont le fauteuil provenant du salon de son cabinet de travail au 18, rue Jacob à Paris. De même, le meuble-fichier contenant les fiches de la bibliothèque privée d’Hetzel, mises à jour jusqu’aux années 1950.

Le salon Hetzel
 

Salon Hetzel

Salon Hetzel

Cette grande pièce présente d’une part le salon Hetzel avec ses deux fauteuils, ses chauffeuses et guéridon et surtout le canapé de l’éditeur sur lequel se sont notamment assis George Sand, Jules Verne, Victor Hugo, Alexandre Dumas. Au mur, des photographies de la famille Hetzel : Pierre-Jules Hetzel, sa femme Sophie et leur fils Louis-Jules Hetzel. Ce dernier reprend en 1886 la succession de son père mais il cède la maison d’édition à Hachette en 1914.

La vie amiénoise de Jules Verne
 

L’autre partie de la pièce est consacrée à la vie amiénoise de Jules Verne. Jules Verne s’installe à Amiens en 1871 afin de se rapprocher de sa belle famille.

En 1873, il achète une maison au 44, boulevard Longueville (aujourd’hui boulevard Jules Verne). En 1882, il quitte cette maison pour louer la maison à la tour jusqu’en 1900. Mais c’est au n°44 qu’il décède le 24 mars 1905. Dès 1872, Jules Verne s’engage dans la vie locale. Il est, entre autres, membre de l’Académie d’Amiens, de la Société Industrielle, de la Société d’horticulture, administrateur de la Caisse d’Epargne, et surtout, Jules Verne est nommé conseiller municipal pendant 16 ans (1888-1904). A ce titre, il prononce de nombreux discours dont le discours d’inauguration du cirque, le 24 juin 1889.

 

Le deuxième étage
 

Après un détour dans l’univers maritime de Jules Verne, vous découvrirez son espace de travail, entre sources d’inspiration et cabinet d’écriture. Depuis la restauration de la maison, ce cabinet de travail a retrouvé son décor et son emplacement d’origine.

Les voyages nautiques
 

Bienvenue à bord du bateau de Jules Verne, le Saint-Michel III. Cette reconstitution vous permet de découvrir l’intérieur d’un yacht anglais de la seconde moitié du XIXe siècle. La cabine donne vue sur Le Crotoy où de 1865 à 1869, Jules Verne loue une résidence secondaire baptisée La Solitude. C’est sur l’écritoire présentée dans cette pièce que Jules Verne commence la rédaction de Vingt mille lieues sous les mers en 1869.

La bibliothèque
 

Jules Verne dans sa bibliothèque

Jules Verne dans sa bibliothèque

Jules Verne possédait à cet étage une bibliothèque d’environ 12000 ouvrages qu’il consultait pour l’écriture de ses romans. Les ouvrages le plus souvent consultés sont ceux d’Homère, Montaigne, Shakespeare, Cooper, Dickens, Walter Scott, Edgar Poe…
Comme tout écrivain, Jules Verne puise dans sa culture générale qu’il enrichit par des lectures constantes :
« Bien avant d’être romancier, j’ai toujours pris de nombreuses notes en lisant les livres, les journaux, les magazines ou les revues scientifiques.
Ces notes étaient et sont toutes classées selon le sujet auquel elles se rapportent, et c’est à peine si j’ai besoin de vous dire à quel point cette documentation a une valeur inestimable ».

Le cabinet de travail
 

cabinet de travail

cabinet de travail

C’est dans la plus petite pièce de la maison que Jules Verne écrit ses romans. Là, entre 5 heures et 11 heures du matin, il donne naissance à plus de trente romans dont Mathias Sandorf, Deux ans de vacances et le Château des Carpathes. Un peu de silence et l’on pourrait entendre Jules Verne écrire un nouveau Voyage extraordinaire !
Le cabinet est une reconstitution à l’identique de l’époque de Jules Verne, avec un lit de repos en fer, un fauteuil en cuir et un bureau. Le globe posé sur le bureau appartenait à Jules Verne, ainsi que son portemine et deux de ses porte-plumes utilisés à la fin de sa vie.

Le tour du monde en 80 jours
 

L’occasion de marcher sur les sources d’inspiration de Jules Verne, mais aussi sur une carte du tour du monde posée à même le sol. Sur cette carte, Jules Verne a tracé en noir le trajet d’un tour du monde aérien imaginé pour son roman Robur-le-Conquérant. Les hachures représentent les différentes modifications effectuées par l’auteur.
Ecrit en 1872 par Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours reste le roman français le plus traduit à travers le monde. Cette histoire a également donné naissance à de nombreux produits dérivés du vivant de l’auteur. Vous sont présentés ici, des jeux de lotos et de l’oie, des figurines, une série d’assiettes à dessert, des images de collection et même du papier peint inspiré du roman.

Vingt mille lieux sous la mer
 

L’Exposition universelle de Paris de 1867 inspire à Jules Verne cette thématique sous-marine. Les expériences récentes des premiers sous-marins et les évolutions des scaphandres y sont mises à l’honneur. L’idée d’écrire un roman sur ce thème lui est, par ailleurs, suggérée par George Sand après qu’elle ait lu ses premiers romans. Jules Verne écrit à propos de son roman « mes lecteurs sont mes passagers et mon devoir est de veiller à ce qu’ils soient bien traités pendant la traversée et satisfaits à leur retour ». En compagnie du capitaine Nemo, le grand voyage sous les mers tiendra sa promesse.

 

Le grenier de Jules Verne
 

Le grenier est un espace où s’accumulent nos souvenirs par couches successives. Les objets délaissés y sont sauvegardés. Grenier de famille avec des malles de souvenirs, de vieilles photos, des jeux remisés, des lanternes magiques, des affiches… Le grenier de Jules Verne est aussi celui des vies successives de ses romans, depuis leur naissance jusqu’à nous. Des affiches de cinéma, un véritable clap de film, des théâtres de marionnettes, des maquettes, tout ici incite à poursuivre le rêve…

Les machines extraordinaires
 

Au plafond sont exposées les machines volantes imaginées par Jules Verne. L’Albatros, le Go-Ahead et l’Epouvante appartiennent aux deux romans Robur-le-Conquérant et Maître du monde.

Jules Verne au théâtre
 

affiches américaines des Enfants du Capitaine Grant et de Michel Strogoff

affiches américaines des Enfants du Capitaine Grant et de Michel Strogoff

Le théâtre a été l’une des passions de Jules Verne. Les pièces à grand spectacle du Châtelet ou de la Porte Saint-Martin, autant que le théâtre de marionnettes, ont fait rebondir, avant le cinéma et pour plusieurs générations les rêves d’aventure et l’imaginaire de son époque.
Dans un grand présentoir sont exposées deux affiches américaines des adaptations théâtrales des Enfants du Capitaine Grant et de Michel Strogoff qui appartenaient à Jules Verne.

Jules Verne fait son cinéma
 

Plus de 200 films d’après 35 romans et nouvelles de Jules Verne ont été produits entre 1901 et 2006. L’odyssée du capitaine Nemo dans Vingt mille lieues sous les mers a été l’aventure la plus reprise. Trente et un films s’en sont inspirés, loin devant Le Tour du monde en 80 jours avec 24 films et Michel Strogoff avec 23 adaptations.