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LE MONT FUJI
"SE NOMME AUSSI FUJISAN"
Il atteint 3776 mètres et c'est le
volcan le plus important du Japon. Il est vénéré.
C'est un volcan éteint depuis 1707 (date de sa dernière
activité).
Le mont Fuji peut
être visité de Odawara jusqu'à Hakone grâce
aux équipements qui ont été installés
(petits trains, funiculaires et télécabines). Il est
possible de survoler des sources volcaniques lors de la descente en
télécabine vers le lac Ajimoto.
Les
pentes sont sablonneuses et cendrées avec symétrie. La
neige le recouvre d'octobre à mai.
Le
mont Fuji s'élève prés de la mer et la ville de
Shizuoka et très proche. C'est là qu'en 1931,
Maître Minoru MOCHIZUKI à fondé le Dojo YOSEIKAN
(§ page : Yoseikan Budo). Voilà donc pourquoi le logo de
notre art martial préféré est le mont Fuji.
Celui-ci est d'ailleurs associé sur d'innombrables vues à
des plages, des écueils, des falaises, des navires, des voiles
etc...
Il
est également visible de l'intérieur du pays ( Alpes
Japonaises). Il y a cinq lacs qui l'entourent. Toute la zone qui
l'entoure est parsemée de sources d'eau chaudes qui sont
fréquentées. Au nord-ouest, il y a une forêt de
sapins qui se nomme "Jukaî", ce qui signifie "mer d'arbres".
Le
Fuji a inspiré de nombreux poètes (Yamabé Akihito
au huitième siècle lui composa une ode), et de nombreux
artistes. Les estampes du cycle des "36 vues du Fuji" du Maître
Hokusai (1760-1849) sont célèbres ainsi que celles de
Hirochige (1797-1858).
Une
déesse est liée au Mont Fuji (Kono banasakuya hime) :
celle qui fait fleurir les arbres.
L'histoire
nous révèle que l'ascension du mont Fuji était un
pèlerinage pour les pratiquants de la religion "Shintô".
Cette pratique était autrefois interdite aux femmes. Il avait
été érigé une chapelle à mi-pente
(Nyonin do). De nos jours, les premiers 2600 mètres se font en
télécabine et les mille derniers mètres sont
atteints sous forme de randonnée en cinq heures. Tous les 26
août, il y a une retraite aux flambeaux de chaque chapelle
Shintô vers le sanctuaire de Yoshida. Chaque 31 décembre,
de nombreux Japonais montent sur le mont Fuji pour apercevoir les
premiers rayons du soleil de la nouvelle année.
LE KIMONO
"KIMONO" en Japonais est un mot qui sert à
désigner une tunique faîte d'une seule pièce et que
l'on ferme en croisant et en nouant une ceinture.
Pour
nous "Occidentaux", il s'agit bien souvent et malheureusement d'un
vêtement d'intérieur, un peignoir.
Le
kimono des femmes japonaises est constitué de couches
successives de vêtements. La partie visible du kimono est
composée de 3 pièces :
-
Le kimono
-
le obi (ceinture nouée sous la poitrine)
-
le obijime (cordon que l'on noue pour tenir le obi)
Le
kimono est revêtu pour les grandes occasions, les
cérémonies. Il est très cher mais obligatoire pour
les mariages et les funérailles. Il est également
imposé pour les cours de "ikébana" (présentation
floral) ou les cours des "sado" (cérémonie du
thé).
Il
existe 3 sortes de kimonos :
- le homongi : c'est le kimono le
moins formel, tout le monde peut le porter.
- le furisode : les femmes non
mariés le porte, il est orné de motifs sur toute sa
surface. Plus les manches sont longues, plus il impose le
sérieux.
- le tomesonde : c'est celui des
femmes mariées. Il est orné par les emblèmes
familiaux. Il y a une hiérarchie du tomesonde en fonction de la
couleur : le noir est le plus formel.
Ce
costume traditionnel fascine les occidentaux que nous sommes, la manche
kimono a trouvé sa place dans la mode mais il faut savoir qu'au
Japon les ventes de kimonos diminuent et le style de vie des Japonais
s'éloigne de plus en plus des traditions.
L'ETIQUETTE
OU SAVOIR COMMENT SE TENIR AU JAPON
La politesse
Une des valeur principale du Japon est la
politesse. La conduite personnelle de l'individu et l'entretien des
bonnes relations sociales sont des points sur lesquels il vaut mieux
s'attarder.
Tout
commence avec Confucius qui avait dicté les règles de
comportement de chacun. Par tradition des principes
hiérarchiques auxquels tous les Japonais doivent se conformer
sont apparus.Ceux-ci sont basés sur le rang, le sexe,
l'âge et l'ancienneté qui l'accompagne.
Le
langage honorifique (kei go) existe sous 3 formes qu'il faut utiliser
dans les bonnes circonstances :
-
le "teinei go" : le langage de la politesse,
-
le "keinyo go" : le langage de l'humilité,
-
le "sonkei go" : le langage de respect.
Dans
l'intimité familiale, bien sûr, les dialogues sont
identiques aux nôtres ; mais lorsque l'on a des invités,
il fautse conformer aux règles.
Il
existe des règles similaires concernant l'aménagement de
votre intérieur, que ce soit la décoration, ou la
disposition des meubles et des objets ; il en existe d'autres sur la
façon de s'habiller ; il en existe également si vous
êtes l'invité sur la façon de présenter le
cadeau (§ page furoshiki ou la qualité et la méthode
de l'emballage etc...).
Le repas
Si vous êtes
invité par une famille Japonaise, il vaut mieux être au
courant des règles d'usage de l'étiquette. On n'est pas
chez nous et il est toujours bon de s'adapter que de voyager avec ses
défauts ethniques.
En
premier, vous êtes prié(e) de vous déchausser avant
d'entrer. Vous appartenez en tant qu'invité au rang le plus
élevé et donc vous devez vous asseoir dans la partie
"honorifique" de la pièce (à côté d'une
estrade, s'il y en a une, et qui se nomme : tokonoma). Vous êtes
donc le premier à prendre place, ensuite c'est au tour de tous
et par ordre décroissant d'importance. Rassurez-vous, les
Japonais savent que nous ne connaissons pas toutes leurs traditions et
très sympathiquement vous indiqueront ce que vous devez faire.
En
aucun cas, vous ne devez par contre oublier de saluer (en arrivant,
lorsqu'on vous invite à entrer, lorsqu'on vous indique
l'emplacement où vous allez vous asseoir etc.........
Vous
êtes donc maintenant assis sur un coussin. C'est le moment de
remettre votre cadeau donc à l'hôte et l'hôtesse.
Mais, ce n'est pas tout.
Il
faut insister sur le fait que ça ne vaut rien et la
réponse enretour sera que la famille n'a rien à vous
offrir avant le repas. C'est comme ça, c'est une tradition et il
n'y a pas à en rire.
Faire
:
-
au moment où l'on commence à manger : il faut dire
"Itadakimau", c'est le bon appétit local,
-
faîtes du bruit en mangeant (soupe, nouilles...),
-
placez vos baguettes devant vous sur la table ou sur l'assiette, le
bout pointé vers la gauche, lorsque vous ne vous en servez pas,
-
pour séparer la nourriture en morceaux, faîtes le
discrètement avec vos baguettes,
-
ne demandez ce que vous mangez qu'après l'avoir avalé, il
est bien vu de demander mais de ne pas écouter la
réponse,
-
répondez précisément lorsqu'on vous demande si
vous aimez,
-
il n'y a pas de dessert. Vous pouvez donc manger copieusement les plats
qui vont se succéder,
-
à la fin du repas, il faut dire : "gochiso sama deshita".
Ne
pas faire :
-
ne pas roter, même discrètement,
-
ne pas se moucher à table,
-
ne jamais refuser de goûter, c'est une offense,
-
ne jamais pointer quelqu'un avec ses baguettes,
-
ne jamais planter ses baguettes dans le riz (c'est un rite
funéraire),
-
ne pas agiter ses baguettes en l'aire,
-
ne jamais échanger de nourriture avec quelqu'un d'autre de
baguettes à baguettes,
-
ne pas boire, l'alcoolisme même passager est inacceptable au
Japon. Comme chez nous, le verre de son invité ne doit jamais
être vide. Lorsque votre verre est à moitié vide,
immédiatement, il faut le remplir. Donc il vaut mieux rester
sobre.
LA TABLE
Le repas comme l'action de manger ne sont
pas liés à la fonction primaire de se restaurer mais font
parti intégrante de l'art dans la culture nippone. La
présentation de la table ressemble à un tableau, chaque
ingrédient a sa place sur une assiette ou dans un ramequin.
Côté
ustensile, tout le repas se déroule avec des baguettes. La table
est nue, sans nappe et il n'y a pas de serviettes non plus. Il vous
sera amené une petite serviette mouillée et chaude
accompagnée d'un petit bol d'eau chaude parfumée avec une
tranche de citron.
La
cuisine se fait devant les invités. Les plats ne sont pas
amenés au fur et à mesure de la cuisine à la salle
à manger. Ils sont déjà sur la table. Vous pourrez
créer ainsi toute les harmonies possibles.
Le
mode de préparation est plus important que le plat
lui-même. Au Japon, on ne mélange pas les saveurs comme en
occident. Les assiettes sont donc constituées d'aliment ayant
une individualité de goût et d'apparence.
Les
portions sont minuscules et la tradition veut qu'on les multiplie,
ainsi on teste toutes les saveurs.
Le
poisson et les produits de la mer sont essentiels dans l'alimentation
des Japonais.
Le
repas se dit "gohan", mais ce mot signifie aussi "riz". On le consomme
du petit déjeuner au dîner.
LES GEISHAS
L'histoire du Japon ne concerne pas que
les hommes. Il y a aussi ces femmes devenues geishas non par choix mais
par obligation.
Avant
la modernisation, elle tenaient un rôle important au Japon. Pour
nous, occidentaux, ce sont des prostituées de luxe. C'est faux
car les geishas sont des artistes qui utilisent leur charme
féminin pour vivre.
Leur
fonction était de divertir les hommes de la haute
société soit par la danse, le chant, la musique mais
aussi par la conversation et la célèbre
cérémonie du thé.
Cette
profession était exercée de mère en fille. La
petite fille devait quitter ses parents pour aller dans une okiya
(école de geisha). Celle-ci était dirigé comme une
maison avec l'ambiance familiale. Il y avait une supérieure qui
faisait office de "mère" et qui dirigeait tout. Dans l'okiya
vivent deux populations :
-
les geishas qui travaillent pour rembourser leur formation,
-
les apprenties-geishas.
La
hiérarchie était basée sur l'ancienneté,
donc plusieurs étapes :
-
l'apprentie : elle est formée par l'école et les plus
anciennes, elle doit être initiée au
cérémonial du thé par une "grande soeur" et
commence à rencontrer des hommes.
-
la jeune : à 15 ans, sa virginité est vendue aux
enchères (mizuage). Plus elle était douée dans son
art, plus elle coûtait.
-
la geisha : elle ne peut pas se marier, par contre elle a plusieurs
"dannas", ce sont des hommes qui l'entretiennent.
La
tenue de la geisha est un kimono qui se nomme le "obebe". A la
différence des femmes, la geisha noue son obi à l'avant,
ce qui la distingue des autres. Son col est de la même couleur
que son kimono. Celui d'une apprentie est rouge et celui d'une jeune
est blanc.
La
coiffure était elle aussi distinctive : Le chignon est
divisé en deux lobes. S'il y a un ruban entre ces lobes, c'est
qu'elle est encore vierge. Si le ruban est à la base du chignon,
c'est qu'elle a passé le cap du mizuage.
Leurs
chaussures étaient un sorte de zoris de bois.
Ce
qui fait que les geishas sont universellement connues, c'est leur
maquillage. Le visage est blanc, la bouche, rouge vif et le cou
rayé de traits rouge.
LA CEREMONIE DU THE
Ce sont les moines
bouddhistes Zen qui ont créé cette tradition.
Celle-ci
est devenue un rituel de perfection et de raffinement à la cour
impériale aux environs du 15° siècle. Il existait un
"Maître du thé".
Son
rôle était de diriger chaque phase de la
cérémonie ainsi que sa préparation : dimensions de
la pièce par rapport au nombre d'invités, choix et
disposition des ustensiles, etc...
Rituel
:
-
on nettoie la théière, le bol et le support avec un linge
de soie qui se nomme "fusuka".
-
le bol est lavé à l'eau bouillante que l'on chauffe au
charbons de bois dans une bouilloire traditionnel en fer.
-
il faut mesurer avec la plus grande précision la quantité
de poudre de thé vert que l'on prend dans le bol avec une
cuillère à thé faite en bambou et dont le manche
est très long. Chaque geste est solennel et mesuré.
-
l'eau versée ne doit pas être ni bouillie, ni
mijotée, mais chaude à souhait.
-
on utilise un fouet en bambou (chasen) pour produire l'écume du
thé (de couleur verte).
-
le bol est présenté à l'invité après
un certain nombre de rotations.
Il
existe deux rituels :
-
la cérémonie simple (dure environ une demi-heure),
-
le kaiseki : idem, mais accompagnement du repas traditionnel (cela peut
durer des heures.
LE BONZAÏ
L'ARBRE CULTIVÉ SUR UN PLATEAU
L'art du bonzaï serait originaire de
Chine, et remonterai à 1500.
On
pense qu'à l'origine, , les bonzaï étaient des
arbres sauvages que les habitants des régions montagneuses
découvraient, prélevaient et rempotaient dans des
céramiques pour orner les jardins. Ces arbres sont devenues
nains soit par les conditions climatiques, soit par les mauvais
traitement dus aux animaux herbivores.
Au
fil des siècles, toute chose étant
règlementée pour en faire un art, les Japonais ont
travaillé et épuré le style de ces arbres
nanifiés. Cet art était réservé à la
noblesse, puis à la haute bourgeoisie. Les bonzaïs allaient
de paire avec les bonkei (jardins paysagés avec roches,
sable...). Aujourd'hui l'art du bonzaï touche toute les classes
sociales et celui-ci est même très à la mode en
occident.
Le
bonzaï doit être parfait, mieux encore que si la nature
l'avait façonné elle-même. Il relie la terre et le
ciel, il est identique à l'ikébana car il forme la
constante entre dieu, terre et homme par le triangle dont les
degrés d'angles sont variables. Pour certains Japonais, il est
le symbole de l'éternité, c'est normal puisqu'il se
transmet de génération en génération.
Chaque
arbre comme chaque humain est unique. Il est la création
personnelle de celui qui par travail répétitif, passion
et patience lui son temps et sa forme.
LE JARDIN JAPONAIS
Les Japonais sont
très amoureux des jardins inspirant le calme et la
beauté. Le jardin intègre complètement nature et
résidence, l'harmonie symbolise parfaitement la nature.
L'idée de base est que le jardin pénètre dans la
maison. Il n'y a pas de symétrie à l'opposé des
jardins à la française. L'eau occupe les 3
dixièmes de la superficie et il est obligatoire qu'une
dénivellation en occupe les 4 dixièmes.
La
dénivellation symbolise la montagne, l'eau représente la
mer. Il est fréquent de trouver une petite cascade. La pierre
joue un rôle très important dans l'aménagement et
la disposition est très étudiée afin que la mise
en évidence soit artistique. Les minéraux ne doivent pas
être cachés derrière les végétaux
mais ces deux éléments sont harmonisés. Les
pierres sont toujours en nombres impairs, elle ne sont ni
taillées, ni rondes, ni carrées. Leur partie
inférieure est enfouie dans le sol et c'est dans le 3° tiers
du jardin qu'on les dispose.
La
quantité, la disposition et les essences de
végétaux qui ornent le jardin sont diversifiées.
Il y a des jardins luxuriants de végétation qui
symbolisent la forêt et d'autres comme le "Kare Sansui" qui
symbolise le paysage desséché.
La
lanterne de pierre est le meuble du jardin Japonais. Elle est
généralement disposée près de l'eau ou
à un croisement de chemins. La lanterne la plus connue est la
"Yukimi-gata" que l'on reconnaît à son chapeau hexagonal.
On trouve également dans le jardin Japonais des portiques des
murets de pierre, des pont et des kiosques.
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