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Son visage et son nom sont indissociables de l’AC Amiens dont il est l’entraîneur depuis 1999. Azouz Hamdane regarde devant dans cette saison mal embarquée. Et un peu dans le rétro pour le JDA

« 20 ans ! Je n’ai rien vu passer » © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

06.11.2019

JDA 927

On a voulu le comparer à sir Alex Ferguson qui fut vingt-sept ans à la tête de Manchester United. Il a parlé plutôt de Guy Roux. Sans doute son côté franchouillard. Mais le toujours élégant Azouz Hamdane n’a pas grand-chose à voir avec le célèbre entraîneur d’Auxerre. Hormis sa fidélité au même club. Ce n’est pas à l’AJA mais à l’ACA qu’il est uni par les liens sacrés du football. « Vingt ans ! Je n’ai rien vu passer », dit-il. 1999, Rachid, le frère, jeune président du club de foot qu’on appelle à cette époque “Amiens Nord”, choisit comme coach son cadet Azouz, 25 ans. « J’étais très joueur encore, impulsif », reconnaît aujourd’hui le posé entraîneur. L’AC Amiens est alors en Promotion d’honneur (7e division nationale). Azouz l’emmènera en CFA (la quatrième division) en 2011 et pendant sept saisons, tutoyant même un temps le National. « On s’est habitué à voir l’ACA évoluer à ce niveau. Mais il n’y a pas beaucoup de précédents dans le football pour un club de quartier. »

 

MOTIVATION INTACTE
En ce début de saison, son équipe a été dans le dur même si deux victoires l’ont ramenée dixième sur quatorze en National 3 (5e division), loin des ambitions de remontée. « J’ai remis en cause ma manière de faire. » Car en vingt ans, le monde a changé. « Avant, les joueurs étaient mes amis. La nouvelle génération est différente, elle pense pouvoir tout avoir sans effort. » Discours de vieux… sage. D’autres choses paraissent immuables : « Le club est toujours victime de préjugés liés au quartier… Je pensais que c’était derrière nous mais cela me redonne du carburant pour vingt ans ! » Chiche ? « Tant que le président (sic) me fait confiance. Après tout, l’ACA, c’est un bout de moi. »

//Antoine Caux

Amiens / Beauvais, le 9 novembre, à 18h Stade Jean-Bouin, 9e journée de Nationale 3

Son meilleur souvenir

Il n’a pas cité les trois 32es de finale de Coupe de France atteints par l’ACA (2013 contre Évian, 2014 et 2016 contre Lille) mais un match fou de 2006, en barrage à Taissy (Marne) où « on était menés 1 à 0 avant d’arracher les prolongations dans les arrêts de jeu et de gagner notre ticket pour la CFA 2, un an après l’avoir quittée ».