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Avant Amiens / Chartres le 2 février, immersion dans la cathédrale du ping : l’atypique salle de l’ASTT, insoupçonnable depuis la rue  Gaulthier-de-Rumilly.

Labaume au cœur © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
La mezzanine a servi de salle de bridge (plus bas). La grande salle, elle, a été prolongée d’une plus petite, la salle Jean-Royo, pour accueillir 24 tables au total sur près de 1 000 m2.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

29.01.2020

JDA 937

Labaume au cœur © Collection privée

© Collection privée

Haut de la rue Gaulthier-de-Rumilly. Un défilé de belles maisons que ne trahit pas le numéro 304. Cette façade en briques dissimule pourtant en contrebas 1 000 m2 dédiés au ping-pong. Bienvenue à la salle Albéric-Labaume, du nom du premier président du club de tennis de table. La porte est souvent ouverte. Matin et après-midi, les scolaires du primaire au lycée viennent taper dans la balle. Et depuis des années. « La moitié d’Amiens a déjà dû venir ici », jauge Denis Chatelain. À 53 ans, le président de l’ASTT, 200 licenciés, maîtrise autant les jeux de mots que le revers. Le « Labaume au coeur », c’est lui qui nous l’a soufflé. Il jure : « Elle n’est pas de moi ». On doute de son affirmation sur la popularité de Labaume, quitte à ne pas lui passer la pommade. Le lieu, avec sa hauteur sous plafond, ses ferronneries, son bow-window surplombant les 24 tables qui s’étalent à l’infini et qu’on rejoint par un escalier, paraît sous-coté.

 

D’ABORD UN GARAGE
Le bruit des balles en plastique y résonne depuis 1975. Le hangar a d’abord abrité un garage. Le club-house sur la mezzanine vitrée en était les bureaux, il hébergea un temps un club de bridge puis le logement du gardien. En 1930, les autos ont laissé place à un court de tennis, résistant aux bombardements de 1940 et de 1944. L’histoire du ping débuta dans la foulée. Mais ailleurs : rue Caumartin, « sous la Bourse du travail », se rappelle Jacques  Hélaine. Cet international français a fait les belles heures amiénoises en trustant avec Jacques Gambier les titres de champion de France de 1967 à 1969. Il poursuivra encore  dans l’écrin de Labaume. Lui qui devint ensuite chef du service des sports de la Ville et même président de la Fédération française de tennis de table en a vu des salles : « Labaume dénote mais reste très à la mode et fonctionnel ». Le Japon ne s’y était pas trompé en installant là sa délégation avant les mondiaux de Paris en 2014. Une belle référence dans l’espoir d’accueillir des nations en amont des JO de 2024. Car si on lui demande son avis, le Japon aura tout de suite Labaume aux lèvres.

//Antoine Caux

Amiens / Chartres
Le 2 février, à 15h, salle Albéric-Labaume
10e journée de Pro B

 

Labaume au coeur © Collection privée

© Collection privée

Labaume au cœur © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

© Laurent Rousselin - Amiens Métropole