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Le vélo, ce n’est pas que la bicyclette. La petite reine sait sortir des sentiers battus pour s’adapter aux envies ou aux besoins. La preuve par trois dans l’amiénois. 

À chacun son vélo 1 © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
1 254 vélos louables 
à l’année, au mois ou au jour sur une flotte totale de quasiment 2 000 engins.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

21.11.2018

JDA 894

1// Verts, mais pas seulement

En 2019, le service Buscyclette fêtera ses vingt ans de vélos verts. Au départ, il n’y en avait que 40. Aujourd’hui, Buscyclette, déménagé gare du Nord et intégré au délégataire de service public Keolis, en possède... 1 254, louables 
à l’année, au mois ou au jour sur une flotte totale de quasiment 2 000 engins. « Au fil des ans, nous avons été force
 de proposition pour élargir l’offre et répondre à différents types de besoins », rappellent les agents de Buscyclette. Sont arrivés les vélos à assistance électrique (589 aujourd’hui), les vélos pliants (73), les vélos pour enfants (34), les VTT (17)... Et des engins plus rares, à un ou deux exemplaires : vélos adaptés aux personnes à mobilité réduite, triporteur classique ou électrique, tandem et tricycle. Sans oublier deux remorques, louables un mois au maximum. L’idée derrière toute cette gamme, qui s’accompagne de services et activités comme l’entretien, les consignes, les sorties collectives et même divers cours pour enfants ou adultes, est d’inciter à la pratique du vélo. Afin que « ceux qui n’en auraient pas enfourché un pour des raisons pratiques puissent le faire », résume Buscyclette.

> buscyclette.fr

 

2// Les bikers décarbonés

On en voit de plus en plus : des vélos à selle basse, à grosses roues, aux couleurs vintage, sortes de Harley sans pétrole... Derrière le phénomène : les passionnés 
de Waide’n’Bike, six ans au compteur dont deux sous statut associatif. « Il y a entre 60 et 80 vélos customs à Amiens », estime Clément Roder, président de l’association. Depuis le lancement de Waide’n’Bike, du monde s’est glissé dans sa roue. Celle du DIY (“fais-le toi-même”), du partage : chaque troisième dimanche du mois, 
les bikers amiénois font des sorties ouvertes à tous. Et multiplient les salons, partenariats. « On vient de travailler sur un vélo 100 % jean Levis 501, et là 
on s’attaque à un aux couleurs des Hot Wheels », glisse Clément, dans sa boutique ouverte l’année dernière. « À chaque fois, les gens me demandaient : “On les trouve où, ces vélos ?”. Alors je me suis lancé ! » Un pari récompensé par le prix Coup de cœur des Trophées de l’artisanat Hauts-de-France le 19 novembre, à Lille. Dans le magasin trônent des pièces uniques au monde. Le tout personnalisable à l’envi : selle en cuir, poignées en bois... Le but : « Prendre plaisir à rouler, sans chercher la performance, avec style ». Un style immortalisé dans un livre de photos à paraître en mars : Brothers of Cycles. Avec beaucoup de Waide’n’Bikers dedans.

> Clem’s Cycle (2, rue des Orfèvres) : 03 22 48 60 52

www.clemscycle.fr

 

À chacun son vélo 2 © Sébastien Coquille-Amiens Métropole

 

© Sébastien Coquille-Amiens Métropole 

 

3// Un rayon pour la famille

Que faire quand on est cycliste dans 
l’âme mais père de trois garçons ? Miguel Monier, habitant du quartier Saint-Pierre,
 a trouvé la solution : les vélos dits “cargos”. « Je m’y suis mis il y a quatre ans, se souvient-il. Avec eux, je peux emmener tous les enfants d’un coup, cela remplace parfaitement la voiture. » Fort de cette découverte, Miguel, féru de l’objet vélo 
et de bricolage, a créé son autoentreprise il y a deux mois. Que ce soient des tandems parent/enfant, des triporteurs ou des biporteurs (avec deux roues), il récupère des vélos d’occasion, essentiellement hollandais – ses préférés. Puis il les révise, les retape et les revend. « Sur un biporteur, on peut mettre trois enfants, explique-t-il. Avec un triporteur, cela peut aller jusqu’à quatre. » Des vélos pour la balade ou pour le quotidien ? « Les deux, assure Miguel. Avec les ceintures et la protection en cas d’intempéries, on se sent en sécurité. Cela roule bien, ça attire l’œil et les automobilistes sont plutôt sympas avec nous. » Et quand on demande aux enfants si rouler avec leur papa leur plaît, la réponse est franche : « Oh oui oui oui ! ». Un cri du cœur. Miguel vient de créer sa page Facebook, Les Vélos d’Anatole, du nom du petit dernier. Lui aussi futur cycliste ?

> 06 30 99 33 30

 

À chacun son vélo 3 © Sébastien Coquille-Amiens Métropole

© Sébastien Coquille-Amiens Métropole

 

//Jean-Christophe Fouquet