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Le conseil d’agglomération du 29 mai s’est ouvert sur la situation de la société WN, repreneur du site Whirlpool et d’une partie de ses salariés. Les élus assurent leur soutien. 

Amiens Métropole attentive au devenir de WN © Sébastien Coquille / Amiens Métropole
Les casiers réfrigérés connectés font partie des contrats potentiels de WN.
© Sébastien Coquille / Amiens Métropole

05.06.2019

JDA 914

L’actualité économique locale s’est invitée au conseil d’Amiens Métropole le 29 mai. « Il y a deux jours, nous avons été informés par un appel téléphonique de la préfète de la situation fort préoccupante de la société WN, a annoncé le président Alain Gest. Une procédure de redressement judiciaire est lancée afin d’assurer le paiement des salaires de mai. » Suite à la délocalisation de l’usine de sèche-linge Whirlpool en Pologne, un appel à projet avait permis il y a tout juste un an la reprise du site par Nicolas Decayeux et le maintien dans l’emploi de 182 salariés. Malgré les « nombreux marchés potentiels » visés par l’entrepreneur et le soutien financier de Whirlpool et de l’État, l’activité – production de voiturettes électriques, de pylônes pour cages d’ascenseur, de casiers réfrigérés connectés... – demeure insuffisante pour donner quotidiennement du travail à tous les salariés.

 

UN REDRESSEMENT, PAS UNE LIQUIDATION

« Nous n’avons pas eu, malgré nos demandes, d’informations précises et factuelles, a insisté Alain Gest. L’État ne nous a pas informés des difficultés de WN. J’ai appris la semaine dernière qu’il avait pourtant lancé un audit (remis à la Métropole une demi-heure avant le conseil, ndlr.). Si la procédure de redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Amiens ne me paraît pas extravagante, en revanche j’avoue avoir été surpris de lire qu’il fallait envisager le reclassement du personnel. Un redressement n’est pas une liquidation. Il est important de respecter les étapes et de donner toutes ses chances à la société WN. »

 

AUX CÔTÉS DES SALARIÉS

C’est pourquoi Alain Gest et Brigitte Fouré, maire d’Amiens, ont demandé que WN bénéficie de trois mois pour concrétiser les contrats en cours de négociation dans les domaines d’activité les plus porteurs : les ascenseurs et les casiers. Le 4 juin, au lendemain du placement en redressement judiciaire, lors d’une réunion rassemblant les élus locaux et Nicolas Decayeux autour d’Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Alain Gest s’est également engagé à ce qu’Amiens Métropole reprenne si nécessaire le site à la condition que Whirlpool, qui en est toujours propriétaire, le lui cède à l’euro symbolique. De nouvelles implantations seraient alors envisageables, un cabinet étant missionné dans la recherche d’investisseurs. Aux côtés des salariés et de leurs familles, la Ville et la Métropole font ainsi tout ce qui est possible pour « diversifier la réindustrialisation du site et permettre l’emploi des salariés de WN ».

//Coline Bergeon

 

Aussi à l’ordre du jour

Peau neuve pour le camping

Le parc des Cygnes, près du Grand-Marais, était géré par la société SAS Ambiani tourisme jusqu’en mars dernier. « Ses installations se sont dégradées au fil du temps et les prestations devenues inadaptées à un camping 4 étoiles et aux demandes des clients », a détaillé Pascal Fradcourt, vice-président délégué au développement économique. Afin de le rendre plus attractif, les élus ont approuvé que sa gestion soit confiée à la SPL Amiens Développement. Parmi les pistes envisagées : la création de sentiers découverte, d’une piscine couverte et d’hébergements insolites sur l’eau, l’extension du parking, la mise en valeur des produits locaux, des circuits pour découvrir la vallée de la Somme...

 

Boves mieux desservi

Pascal Rifflart, vice-président délégué aux transports, a annoncé le rétablissement en septembre de la ligne E10, avec sept voyages quotidiens et un terminus à Boves, répondant à la demande de ses habitants. Les lignes L13 et L10 ont été maintenues avec des parcours adaptés aux usages. Les deux lignes scolaires S38 et S39 aussi. La première effectuera une course supplémentaire à partir du 3 juin pour satisfaire les besoins des collégiens de Joliot-Curie. Cependant, « il est impossible d’ajuster les courses aux différents horaires d’entrée et sortie des établissements scolaires, a rappelé l’élu. Les bus ne sont pas des taxis. »

 

À NOTER

Prochain conseil d’Amiens Métropole le 4 juillet, à 18h, salle des assemblées de l’hôtel de ville.

Ouvert au public et en direct sur amiens.fr.