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La collectivité a récemment recruté un vétérinaire pour son zoo. Une pierre de plus à la structuration du parc qui compte désormais 700 animaux de 120 espèces. 

Amiens Métropole met son véto © Laurent Rousselin / Amiens Métropole

03.02.2021

JDA 971

Un appel sur le talkie-walkie : le kookaburra* n’a plus d’appétit. Pierre-Louis Fiszman rassure la soigneuse : « Il est âgé, il a souvent des périodes apathiques où il jeûne. Et après ça va mieux. Mais je vais aller voir ». Ce vétérinaire est un agent à part entière d’Amiens Métropole. Car après avoir longtemps fonctionné avec une vétérinaire extérieure, le parc dispose désormais de son spécialiste attitré. « Nous accueillons 120 espèces contre 60 en 2012. Soit près de 700 animaux, du crapaud mousse au tigre de Sumatra, resitue Pierre Bouthors, le chargé de communication du zoo. Il est important de disposer rapidement des compétences d’un professionnel. Les examens et les analyses médicales se font ici, dans sa clinique et son laboratoire, avec un stock de médicaments sur place. »

 

DES ESPÈCES MENACÉES DE DISPARITION

Pierre-Louis Fiszman, pas encore 30 ans, a été formé à la gestion de la faune sauvage au zoo de Cerza (Calvados). « Ce qui me plaît à Amiens, c’est la diversité des espèces : les mammifères marins, les carnivores, les herbivores, les primates, les reptiles, les amphibiens. La connaissance des animaux sauvages est encore dans une phase de découverte. On apprend à bien les soigner. C’est primordial pour des espèces en voie de disparition. » Chaque matin, il fait le tour du parc et échange avec les soigneurs. C’est le moment des soins, de la désinfection d’une plaie au traitement anti-inflammatoire. Un travail proche de la médecine générale.

 

TRAINING MÉDICAL

« Les interventions pour de grosses pathologies restent rares. On s’en occupe de préférence le matin pour éviter de travailler de nuit, explique le vétérinaire. Il y a davantage de difficultés à la fin de l’automne et au début du printemps : les vieux animaux s’adaptent moins bien aux changements de température. » Il faut aussi gérer la reproduction ou le training médical, quand les soigneurs entraînent l’animal à se laisser manipuler avec confiance, facilitant les futurs examens et prises de sang. Les après-midi sont aussi bien remplis. Le travail de Pierre-Louis Fiszman devient alors plus administratif : gestion des plans de vaccination, tenue des registres médicaux...

 

DÉVELOPPER LA CLINIQUE ET LE LABORATOIRE

À ces tâches quotidiennes s’ajoutent les recherches préventives biologiques de parasites et les réunions de travail pour suivre la rénovation du zoo (lire encadré). « Ce poste est motivant car il y a beaucoup à construire, apprécie Pierre-Louis Fiszman. La clinique et le laboratoire vont se développer, une zone sanitaire avec des secteurs spécifiques pour la mise en quarantaine et l’autopsie sera créée. » Pour le bien-être des animaux.

//Lysiane Voisin

(*) Espèce d’oiseaux, aussi appelé martin-chasseur géant.

 

Fermé mais pas à l’arrêt

Le zoo n’a pas rouvert le 1er février, ses portes devant rester closes en raison de la pandémie. Il faut donc patienter avant 
de découvrir son vivarium ainsi que le Pavillon bleu joliment rénové (et son restaurant !). Le projet d’extension se poursuit néanmoins : les travaux pour la nouvelle entrée du zoo rue
 du Faubourg-de-Hem et l’espace Savanes (où sont attendues
 les girafes), actuellement objet d’une consultation d’entreprises, devraient débuter en 2022.