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Le Brésil et la planète Ligue 1 ont les yeux rivés sur Amiens depuis le recrutement
 de Ganso, le joueur que l’on disait plus fort que Neymar. 

Amiens do Brazil  © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Ganso, ici entouré de Christophe Pelissier et Bernard Joannin, a appelé son ami Neymar qui lui a souhaité “bonne chance”. Les deux se retrouvent le 20 octobre pour le PSG / ASC.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

12.09.2018

JDA 886

Il devait être le visage des ambitions du PSG version qatari en 2011. Paulo Henrique dit Ganso, 29 ans le 12 octobre, sera celui du rêve d’Amiens qui poursuit son bail dans le grand bain de la Ligue 1. Rien n’est décidément plus pareil à l’ASC, encore en National il y a deux ans et demi, qui a enrôlé ce pote de Neymar, ancien grand espoir du football brésilien venu se relancer sous le soleil picard après avoir vu son temps de jeu refroidir à Séville. Avant de soulever La Licorne, le milieu de terrain numéro 8, prêté par le club andalou avec option d’achat (7 M€), a rempli la salle de presse : présentation en grande pompe inédite, cinquante journalistes et plein de médias brésiliens. « Ce qui a guidé mon choix, c’est de pouvoir jouer et d’évoluer dans un championnat technique », déclare Ganso, un surnom qui signifie “oie” en portugais et qu’il a fait sien comme un pied de nez à la manière dont on l’avait appelé quand il était jeune. « Je suis fier et content d’intégrer une famille à Amiens », poursuit le joueur qui transpire le professionnalisme et la bonne éducation.

DÉJÀ L’EFFET GANSO

« C’est l’ADN de l’ASC que de tendre la main et de remettre un joueur dans une spirale positive », s’enflamme le président Bernard Joannin, citant le cas Kakuta. « Ce n’est pas un coup marketing, c’est un coup sportif », martèle John Williams, chef du recrutement à l’ASC, parlant d’une « cerise sur le gâteau » du mercato amiénois après les signatures de Kraft, Kurzawa et Ghoddos, trois joueurs ayant disputé le dernier mondial russe. « Peu de clubs ont réussi un tel recrutement », souligne le discret Williams. Il n’empêche. « En termes de billetterie, de réseaux sociaux et d’impact médiatique, il y a un effet Ganso », reconnaît Luigi Mulazzi, le vice-président du club. Le joueur se dit prêt pour la venue de Lille le 15 septembre. Christophe Pelissier – « heureux d’accueillir un joueur de ce niveau » – a juste glissé que le fameux gâteau « était déjà en place ». Comprendre : ce sera à Ganso de se fondre dans un collectif. Pour qu’en fin de saison Amiens danse encore la samba, espérons qu’il soit fort ce Ganso-là.

//Antoine Caux

 

Amiens / Lille, le 15 septembre, à 20h

À La Licorne – 5e journée de Ligue 1