Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Le 5 mars, des étudiants accompagnés du service prévention/
médiation de la Ville sillonneront les bars de Saint-Leu pour promouvoir “Angela”, outil antiharcèlement. 

Angela, c’est toi ?
Un autocollant “Angela” aux couleurs d’Amiens for Youth va être distribué pour les lieux de sorties nocturnes.

12.02.2020

JDA 939

Angela. Derrière ce nom de code, un appel à l’aide en cas de situation de harcèlement. Il suffit de poser une question à propos d'"Angela” au bar pour que les serveurs comprennent qu’il y a un problème et agissent – intervention, mise à l’abri, police… Né en 2016 à Lincoln, en Angleterre , le plan a traversé la Manche, remonté la Seine jusqu’à Rouen puis essaimé la France. « Plusieurs
 établissements
 d’Amiens 
jouent déjà le
 jeu, témoigne
 Angèle (!) Lemaire, présidente 
de la Fédération 
des associations
 étudiantes picardes (FAEP).
 Avec la Ville
 d’Amiens, nous voulons maintenant
 uniformiser le dispositif grâce à un logo, des affiches, des autocollants. Et l’amener dans les restaurants ou supérettes. »

 

BÉNÉVOLES ENCADRÉS

Des étudiants vont donc sillonner Saint-Leu le 5 mars au soir afin de faire connaître (et adopter) “Angela”. Un jeudi, donc. La soirée privilégiée des sorties estudiantines. Après avoir abordé l’alcool et les addictions, c’est leur troisième opération du genre avec les agents du service prévention/médiation de la Ville. Les jeunes bénévoles, formés et accompagnés, se sentent ainsi « utiles et reconnus », apprécie Angèle Lemaire. Ils s’investiront une nouvelle fois en ce jeudi précédant la Journée internationale des droits des femmes 2020. Un jeudi où la star se nommera “Angela”.

 

UN REPÈRE HUMAIN

Du côté des bars, par la voix de Keven Catteaux, président de l’Association des commerçants de Saint-Leu et signataire de la Charte de la vie nocturne, on estime que « cela fait environ deux ans que le principe d'"Angela” existe chez nous. Il est tout simple : il suffit d’une affiche dans les toilettes des filles et d’informer le personnel qui appelle la sécurité au besoin ». Une étape d’ailleurs rarement (voire jamais) atteinte. Mais pour Angèle Lemaire “Angela” sert surtout «  à ce que les gens qui se sentent en insécurité aient un repère humain ». Et avoir, peut-être, « un effet dissuasif sur les harceleurs ». D’autant que le “code” est sorti des toilettes des filles pour investir l’espace public. Keven Catteaux élargit d’ailleurs le sujet : « Chacun a le droit de se sentir en sécurité. Femme, homme, jeune ou âgé, tout le monde peut demander après “Angela” ». Et pas que dans les bars.

//Jean-Christophe Fouquet