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Antoine Mücke, vent favorable

À 26 ans, ce technicien d’éoliennes est devenu papa en même temps qu’il crève l’écran à la tête du RC Salouël-Saleux, plus petit club encore en lice en Coupe de France, avec des joueurs tous plus vieux que lui.

Antoine Mücke, vent favorable  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
Antoine Mücke, dans son jardin et sans sa casquette, attend de savoir où il accueillera Wasquehal. Trois possibilités : stades Guégan, Moulonguet ou celui de Camon.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

17.11.2021

JDA 995

« Le téléphone n’arrête pas de sonner. » Cet après-midi-là, en plein congé paternité et en guettant le passage des chauffagistes, c’est le magazine So Foot qui devait appeler Antoine Mücke chez lui, vingt-quatre heures après s’être qualifié le 14 novembre à Hamel (3-1) devant des centaines de supporters montés dans le Nord pour l’occasion. « Le soir, on a été accueilli comme si on avait gagné la Coupe du monde », n’en revient toujours pas le jeune entraîneur. Et les choses devraient aller crescendo niveau coups de fil et ambiance jusqu’au 27 (ou 28) novembre où le RC Salouël-Saleux aura un nouveau rendez-vous avec son histoire : un huitième tour de Coupe de France qu’il disputera face à Wasquehal en tant que plus petit club encore en lice à l’échelle de l’Hexagone (2e division de district). De quoi braquer davantage encore les projecteurs. « Les gens kiffent. Ils nous font kiffer en retour. Il y a un côté foufou mais restons humbles », prévient-il.

 

HUITIÈME CIEL

À 26 ans, ce technicien de maintenance d’éoliennes au civil, habitué à prendre de la hauteur, joue les sages. Un seul joueur de son équipe est pourtant plus jeune que lui (23 ans). « Il y en a deux de 1995 comme moi. » On l’appelle Elie Baup à cause de la casquette – « Mais moi, j’ai des cheveux ». Lui invoque plus Thomas Tuchel en particulier et le jeu allemand en général – « Tout pour l’attaque ». Sa vocation d’entraîneur a débuté à Vers-sur-Selle, un peu pour dépanner un pote, avant de prendre les moins de 13 ans de Salouël, puis les moins de 15 ans, puis les seniors avec qui il jouait : « Ils connaissent mon discours ». Pas du genre à brasser de l’air. « Je leur dis de ne pas faire le match la nuit d’avant ». Lui dort bien. Malgré l’arrivée de Léonard, son premier enfant, fin octobre : « 2021, c’est vraiment une année incroyable ». Une année au huitième ciel avec le vent dans le dos.

//Antoine Caux