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Le 7 septembre à la bibliothèque Louis-Aragon, l’historien Hervé Bennezon dépeindra le quotidien de 1918 à 1936 dans la Somme. La guerre y restait omniprésente. Les armes, partout

Après 1918, « on pêchait la carpe au fusil » © Collection privée

04.09.2019

JDA 920

Il a écrit sur l’introduction du café en Picardie ou sur un inspecteur parisien zélé au XVIIIe siècle. Mais ce sont ses recherches sur le Santerre de l’entre-deux-guerres que dévoilera Hervé Bennezon le 7 septembre à l’invitation de la Société des antiquaires (dont il est membre). Plus encore qu’à Amiens (2 400 morts au combat, 1 500 maisons détruites), cette terre théâtre des tranchées portera longtemps les stigmates de la guerre. Petit Parisien, il se souvient que son grand-père, originaire du coin, racontait comment ses camarades et lui mettaient fin aux cours en plaçant une grenade dans un casier : « Les armes étaient partout. On pêchait la carpe au fusil Mauser. J’ai même retrouvé l’histoire d’une roquette lancée en plein mariage ou d’un détonateur transformé en porteplume qui explosa en classe ! ». Féru d’archives, Hervé Bennezon a plongé dans celles des gendarmeries de Moreuil, Montdidier et Hangest-enSanterre. Il en ressort une fresque rurale, entre trafic de cuivre récupéré sur les obus et immigration mal vue, loin de la vie amiénoise où les cinémas rouvrent et le fox-trot fait tourner les corps au point d’indigner l’évêché.

//Antoine Caux

Lendemain de guerre dans la Somme, 1918-1936, le 7 septembre, à 14h30, à la bibliothèque Louis-Aragon – Entrée libre

herve-bennezon.com