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Bars et restaurants, fragilisés par trois mois de fermeture, ont retrouvé leur clientèle depuis le 2 juin. Un soulagement qui s’accompagne de coups de pouce de la Ville d’Amiens. 

C’est enfin open bar ! 1 © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
Les terrasses peuvent être étendues sans autorisation de la Ville. Ici, au Gambetta.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

10.06.2020

JDA 947

« Oh oui, pfiou !!! Comment pouvez-vous l’écrire, ça ? Dix points d’exclamation ? » À La Graineterie, rue de Noyon, deux jours après l’autorisation nationale de réouverture des bars et restaurants, la réponse à la question “Ça fait du bien de reprendre ?” est sans ambiguïté. Christelle Penin, visière sur la tête, gère depuis la rentrée 2018, avec son époux, ce bar, brasserie, salon de thé où les mois passés furent difficiles. Mais depuis le 2 juin, c’est reparti. Et il faut enchaîner : « Oui, nous pouvons étendre notre terrasse, mais à deux nous avons déjà fort à faire ! ».

 

DES TERRASSES À L’AISE

 En effet, Brigitte Fouré, maire d’Amiens, a annoncé le jour de la réouverture que, pour « aider les restaurateurs et les cafetiers qui ont été à l’arrêt quasiment trois mois », ces derniers ont désormais le droit d’étendre leurs terrasses au-delà des limites habituelles. Et cela, sans autorisation administrative – à condition que le voisinage donne son accord et qu’il reste un passage pour les secours. Une initiative qui s’ajoute à l’exonération des droits de terrasse jusqu’à la fin de l’année, l’un des points du plan local de relance économique annoncé mi-mai (lire ici l’article du JDA #944).

 

ENVIE DE REPRISE

 Une exonération bienvenue : « C’est une bonne nouvelle ! » approuve Wolfgang Feuillepain, alias Wolf, à la tête depuis sept ans de La Dolce Vita, au pied de la Maison de la culture. Ici, la terrasse est modeste, faute de place. Mais pour respecter l’espacement légal entre les tables, il a fallu prendre un peu ses aises « mètre à la main » – à l’intérieur également, quitte à retirer 20 places assises. Et si la fermeture fut « très dure psychologiquement » tant « ne plus voir personne dans un métier de contact crée un vide monumental », on est heureux de se relancer : « Qu’est-ce que cela fait du bien de retrouver les clients... Le bonheur, il est là ! ».

 

C’est enfin open bar ! 2 © Laurent Rousselin / Amiens Métropole

À La Dolce Vita : « Retrouver les clients... le bonheur, il est là ! ».

© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

 

UN SOUTIEN APPRÉCIÉ

 Au Gambetta, sur la place du même nom, la terrasse a déjà empiété (en bonne entente) devant la vitrine de la mutuelle voisine. Pour Léo Tabart, qui a racheté avec son frère ce bar restaurant familial (« le plus ancien de la place »), cette possibilité d’extension, couplée à l’exonération des droits de terrasse, représente un « très beau geste ». Et de quoi « sortir la tête de l’eau », comme pour bon nombre de commerçants. Autre possibilité offerte par la Ville d’Amiens : la mise à disposition des cafés et restaurants de la zone piétonne de chalets du marché de Noël. Bientôt une décoration estivale inédite des terrasses amiénoises ?

//Jean-Christophe Fouquet

 

Aider les commerçants

Aux premiers jours du déconfinement, le mois dernier, Amiens et Amiens Métropole ont pris des mesures en faveur des acteurs économiques fragilisés par la crise sanitaire. Côté commerces, ce plan de relance prévoit notamment une réduction de 60 % en moyenne jusqu’à fin août des charges des commerçants de plein-vent et des bénéficiaires d’autorisation d’utilisation de l’espace public. Ainsi que, pour les commerçants locataires de la collectivité, l’exonération des loyers de mars et avril suivie d’une remise de loyer de 50 % de mai à août et de 25 % de septembre à décembre. S’y ajoutent un soutien à la communication des commerçants et une exonération totale des droits de terrasse jusqu’à la fin de l’année.