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La mise en service du réseau de chaleur est attendue d’ici la fin de l’année. Le conseil municipal du 17 octobre a permis de rappeler son caractère innovant et les futures pistes.

Ça va bientôt chauffer sur le réseau © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
Rue Alexandre-Dumas, la centrale de cogénération reliée au réseau de chaleur produit de l’électricité et de l’énergie thermique.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

06.11.2019

JDA 927

« Dès cet hiver, 19 000 foyers amiénois seront reliés », a annoncé Brigitte Fouré, le maire d’Amiens, lors du conseil municipal du 17 octobre. La mise en service du réseau de chaleur, dont le mix énergétique inédit repose sur cinq sources d’énergies renouvelables locales, doit en effet « entrer en service avec l’optimisation de la production des pompes à chaleur de la station d’épuration d’Ambonne et de la chaudière biomasse à Saint-Maurice », a précisé Florence Rodinger, adjointe au maire déléguée à l’environnement, alors que se poursuivent les travaux de ce réseau géré par Amiens Energies, une Semop (Société d’économie mixte à opération unique), première entité du genre dans le domaine de l’énergie en France. « Depuis, d’autres collectivités comme Dijon ou le pays de Gex dans l’Ain se sont intéressées à ce type de structure. »

 

VALORISER LES EAUX DE REJET
Preuve de son originalité, le projet amiénois figurait parmi les 19 finalistes sur plus de 60 candidatures au prix européen Regiostars 2019 qui récompense les innovations en matière de politique de cohésion. « La reconnaissance se traduit également par la tenue à Amiens du colloque international Amiens Energy Summit les 27 et 28 novembre, durant lequel notre expérience et notre savoir-faire seront présentés, complète Florence Rodinger. En 2020, le réseau de chaleur fonctionnera avec 77 % d’énergies renouvelables. Bien au-delà des 62 % initialement fixés par l’État. À terme, il s’agit d’arriver à 100 %. » Pour y parvenir, la collectivité espère valoriser les rejets de la station d’épuration industrielle dont le cheminement des eaux est proche d’Ambonne.

 

CRÉATION D’UNE CHAUFFERIE GAZ
Afin d’optimiser le prix de vente aux abonnés, la collectivité envisage par ailleurs la création d’une chaufferie gaz qui serait implantée à côté de la chaufferie biomasse (au bois), située chemin de Vauvoix. « La chaufferie bois a ses limites si nous importons du bout du monde, a souligné Brigitte Fouré. Nous devons trouver un équilibre et être pragmatiques en utilisant l’énergie qui vient de la station d’épuration. » Autres pistes : « La récupération des énergies fatales ou encore celles de la station d’Ajinomoto dans la zone industrielle nord ». Le réseau de chaleur, c’est aussi des redevances qui permettent de financer la rénovation énergétique : plus de 70 dossiers ont déjà été traités par la plateforme Laure d’Amiens Métropole et près de 80 000 € reversés aux Amiénois pour isoler leur maison. Amiens Energies possède bien des vertus.

//Ingrid Lemaire

 

Aussi à l’ordre du jour

Un pont Chirac, une avenue Mitterrand et un square Lamps

« C’est dans un esprit d’union nationale que je propose que trois lieux de notre ville portent les noms de deux anciens présidents de la République et d’un ancien maire qui ont marqué notre époque », a déclaré Brigitte Fouré. Le pont édifié au-dessus de la voie de chemin de fer entre le boulevard de Strasbourg et l’avenue de l’Hippodrome prend pour nom celui de Jacques Chirac. L’avenue de Grâce entre le rond-point de Grâce et la limite avec Pont-de-Metz est dénommée avenue François-Mitterrand. Le square adossé à l’ancienne caserne Dejean devient square René-Lamps, qui fut maire d’Amiens de 1971 à 1989.

30 km/h et double sens cyclable

Brigitte Fouré a apporté des précisions sur la nouvelle zone 30 (JDA # 925). « Sa mise en place dans le centre-ville permet la circulation en double sens des cyclistes sur toutes les chaussées, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police (article R.311-1 du code de la route, ndlr). » Et d’ajouter qu’« une signalisation spécifique aux cyclistes s’oppose à la notion de partage des espaces publics et stigmatise les différents usagers, la meilleure solution étant la mixité des usages dans un espace où la circulation est
apaisée ».

À NOTER

Prochain conseil municipal d’Amiens le 22 novembre, à 17h, salle des assemblées de l’hôtel de ville. Ouvert au public et en direct sur amiens.fr.