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Le Nautilus dans les Hortillonnages ? Une maison pleine de personnages spectaculaires ? Début novembre, la BD s’est installée sur des immeubles vides de Gare-la-vallée.

Des hortillonnages extraordinaires en trompe l’œil signés Pierre-Henry Gomont. © Laurent Rousselin
Des hortillonnages extraordinaires en trompe l’œil signés Pierre-Henry Gomont.

29.11.2017

JDA 858

Rues Dejan et La Vallée, au cœur d’une Zac en mutation. Sur les portes et fenêtres d’immeubles provisoirement vides, des dessins sont récemment apparus grâce à l’association On a marché sur la bulle. Des créations 100 % originales, tirées numériquement puis solidement installées, sur une demande de la Société d’économie mixte (Sem) Amiens Aménagement. « Il faut penser aux habitants, assure Jean-Yves Bourgois, conseiller municipal et président de la Sem. C’est une façon de rendre ces immeubles agréables et de donner des lieux d’expression à l’art. »

Trois auteurs se sont embarqués dans l’aventure. Dont Pierre-Henry Gomont, qui a mis « sa touche semi-réaliste au service de trouées vers des hortillonnages imaginaires », résume Pascal Mériaux, directeur d’ On a marché sur la bulle. En ont résulté 20 dessins sur six maisons de la rue La Vallée.

 

CONTRASTER AVEC LES BRIQUES

Il fallait une autre approche rue Dejean. « Ma femme a eu l’idée de demander à Arnaud (Poitevin, ndlr) de dessiner nos Spectaculaires, relate le scénariste Régis Hautière. Comme cette façade peut être embrassée d’un regard, j’ai voulu la faire revivre, y apporter mouvement et gaieté. » Pipolet, Félix, Pétronille et autres Spectaculaires personnages de la BD sont donc ici chez eux. Arnaud Poitevin, qui a choisi « des couleurs éclatantes pour contraster avec les briques », s’est lancé dans ces huit dessins « la trouille au ventre » tant, selon lui, « la moindre erreur saute aux yeux à une telle échelle ».

Cette question, Pierre-Henry Gomont l’a abordée différemment : « Dessiner en petit format ensuite agrandi évite de se perdre dans les détails, pour comprendre le dessin de loin ». Il a pris le parti du trompe-l’œil en utilisant « les fenêtres comme autant de cases d’une planche », pour un « hommage aux voyages vers l’ailleurs décrits par Jules Verne ». Le résultat suscite l’enthousiasme, à l’image de celui d’Arnaud Poitevin : « C’est ce que j’ai fait de plus excitant depuis que je suis dans la BD ! ».