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« Christophe aurait fait
 un super demi d’ouverture »

Laurent Labit, futur entraîneur des arrières du XV de France, est l’ami d’enfance 
de Christophe Pelissier. Il se confie sur leur relation avant le match contre Toulouse. 

« Christophe aurait fait
 un super demi d’ouverture »  © Romain Biart / Getty Images

07.05.2019

JDA 911

JDA : Vous suivez le parcours de l’ASC ?

 Laurent Labit : Bien sûr. J’ai toujours suivi le parcours de Christophe. Je suis même déjà venu à La Licorne. Nous échangeons beaucoup avant ou après les matchs. On s’encourage et on parle tout le temps de nos problématiques, du management...

 

Il paraît que vous vous retrouvez forcément, chaque été, autour d’un Get 27, la boisson de 
Revel (Haute-Garonne) dont vous êtes originaires...

Ah ! ça, c’est un passage incontournable ! Un verre de Get et tout s’éclaire (rires)... avec modération bien sûr. C’est marrant, j’ai justement eu son épouse au téléphone pour caler nos agendas pour les vacances.

 

À quand remonte votre amitié ?

Tout petits. Nos parents habitaient à 100 mètres de distance à Revel. On a grandi ensemble. Dans notre rue, on jouait au tennis pendant Roland-Garros, aux cyclistes pendant le Tour de France... On a toujours été passionnés de sport.

 

Christophe Pelissier a aussi été prof de tennis. Et au rugby, ça donne quoi ?

Il aurait fait un super demi d’ouverture. Il a une excellente vision du jeu, celle qui a fait de lui un très bon numéro 10... C’est sans doute l’influence familiale qui l’a fait pencher pour le foot.

 

Quelles sont ses qualités d’entraîneur ?

Il a une facilité technique et stratégique à vite voir le jeu. Après, c’est un énorme travailleur, en permanence en réflexion et en éveil. Et ça a payé puisqu’il a réussi à s’installer en Ligue 1 sans avoir ce passé d’ancien joueur pro.

 

Ses qualités en tant qu’homme ?

On peut compter sur lui. C’est un fidèle. D’ailleurs, malgré sa réussite, il n’a pas changé d’un pouce.

 

Il a bien un défaut ?

(Il réfléchit.) Il est peut-être parti trop tard de Revel, de la région. Ça l’a sans doute empêché d’avoir une plus belle carrière en tant que joueur.

 

Vous aurez passé six ans au Racing 92. Lui en est à quatre ans et demi à Amiens. Y a-t-il une durée de cycle indépassable ?

Difficile de me positionner. Tout dépend pour Christophe de l’ambition du club et des moyens qui lui seront donnés. Je ne crois pas forcément à cette idée de cycle, on peut rester longtemps dans un club.

 

À l’instar de votre nomination dans le staff de l’équipe 
de France de rugby, aurait-il sa place chez les Bleus ?

Je lui souhaite. Il aurait une vraie utilité dans une sélection par ses qualités humaines, sa manière de gérer un groupe.

//Propos recueillis par Antoine Caux

 

Amiens / Toulouse, le 11 mai, à 20h

36e journée de Ligue 1