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Le franc succès des championnats de la Somme le 30 août à Vaux-en-Amiénois, en même temps que le départ du tour, s’explique 
aussi par les nombreuses annulations d’épreuves partout ailleurs.

Covid : mauvais tour pour le vélo 1 © D.R.
Théo Gente de Rivery Sports Cyclisme emmène le peloton cadet lors des championnats de la Somme le 30 août à Vaux-en-Amiénois.
© D.R.

09.09.2020

JDA 954

Ce 12 septembre, Gérard Tribout, président de l’AC Amiénoise, emmènera l’un des cadets de son club à Chavignon (Aisne) pour une manche de coupe de France. L’épreuve a été maintenue. Gérard, ragaillardi cet été par un stage en Bretagne à avaler 550 km en cinq jours sur les routes du Tro Bro Léon et du Grand Prix de Plouay et où il a même rencontré Paulo la science, avait dû annuler les siennes : les Grand Prix de Rumigny, de Saint-Sauveur et de La Hotoie. Même destin pour les Deux jours d’Amiens Métropole du CC Salouël. « Initialement prévus en mai, ils avaient été décalés à septembre avant d’être finalement annulés », explique Jean-Marc Poret. Le président salouasien avait emmené son petit monde en stage de pré-saison en Espagne, comme les pros. C’était en février. Un mois plus tard, la pandémie laissait les vélos au garage. Lueur à l’horizon pour le club : l’organisation des championnats des Hauts-de-France en décembre du côté du parc des Évents.

 

Covid : mauvais tour pour le vélo 2 © D.R.

Le CC Salouël en stage en Espagne.

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DES BELGES SURPRIS DES CÔTES

C’est pourtant dans ce contexte peu évident que 193 coureurs ont été réunis pour les championnats de la Somme le 30 août à Vaux-en-Amiénois, la commune de Daniel Leleu, conseiller métropolitain délégué aux sports auprès de Guillaume Duflot. Un succès pour une course initialement à Allery et organisée par le club d’Abbeville, lequel a eu la douleur de perdre son président, David Burnet. Le Rivery SC de Denis Bocquillon, 70 licenciés, a récupéré l’organisation au pied levé : « Les gens sont contents de pouvoir refaire du vélo mais les courses se font rares ». Le comité des Hauts-de-France avait demandé à ouvrir aux départements voisins. Même des coureurs belges ont fait le déplacement, « surpris des côtes à 9 % ! », confie Denis Bocquillon.

 

Covid : mauvais tour pour le vélo 3 © D.R.

L’équipe Ufolep de l’AC Amiénoise.

© D.R.

 

DES PROJETS
 PLEIN LES GUIDONS

Cela n’empêche, « pour les clubs amateurs et notamment les partenaires, c’est compliqué », dit-il. Motif d’espoir : « Nous croulons sous les demandes. Abbeville, Montdidier n’ont plus d’écoles de vélo. Les gens sont prêts à faire 30 kilomètres pour leur gamin ». « Le Tour de France est vecteur, confirme Jean-Marc Poret à Salouël. Il y a une demande, on reçoit des dizaines de sollicitations. » Le CC Salouël ambitionne de relancer une école de cyclisme en profitant de l’anneau de l’IUT. « C’est bien plus sécurisant et formateur pour les enfants. » La découverte du vélo sera également le cadre de l’opération “Roulons à vélo”, l’AC Amiénoise ayant été choisie par la FFC pour encadrer une sortie de 30 km le 3 octobre dans la vallée de la Selle. La pugnacité est une valeur du vélo.

//Antoine Caux

 

Le Tour en septembre : pour ou contre ?

• Pour

Jean-Marc Poret
 (CC Salouël) : « J’avais peur que ce ne soit pas intéressant. Ce n’est pas le cas. On a été privé de vélo, ça fait du bien de retrouver le Tour. »

• Contre

Gérard Tribout
 (AC Amiénoise) : « C’est nul. Il n’y a pas de spectateurs, pas d’ambiance. Même les coureurs avancent au petit train. »

Denis Bocquillon
 (Rivery SC) : « C’est bizarre sans l’euphorie de d’habitude. Les bords de route sont déserts et le peloton
 semble s’être concerté. »