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Guitariste, Boris Pélosof est aussi ingénieur du son et arrangeur, à la tête d’un studio d’enregistrement au cœur de ces hortillonnages si chers à son père Nisso.

Dans la peau du son  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
« J’ai la même console d’enregistrement que David Gilmour »
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

12.06.2019

JDA 915

À 54 ans, Boris Pélosof se sent encore adolescent. Et comblé dans son quartier général au cœur des hortillonnages où trônent ses instruments. « C’est là que j’ai grandi avec ma famille et mon père Nisso. Il aimait tellement cet endroit qu’en 1975, il a fondé l’Association pour la protection et la sauvegarde des hortillonnages. » Ses racines grecques l’ont aussi encouragé à transmettre à son fils son amour pour la philosophie. « À table, on parlait de Socrate et de Platon. Après des débuts scientifiques, j’ai continué dans une filière littéraire et découvert la philosophie en terminale. Mon DEA en poche, j’ai enseigné la philo plus de vingt ans à Amiens. »

 

AU CONSERVATOIRE À 7 ANS

Avec un père guitariste, pianiste et chanteur et une maman fan de Sinatra, des Beatles et de Dire Straits, c’est à 7 ans que Boris Pélosof entre au Conservatoire d’Amiens pour apprendre la guitare. « Très vite, j’ai aimé les compositeurs brésiliens comme Heitor Villa-Lobos et le jazz manouche. À cette époque, je voulais davantage explorer les zones d’ombre que jouer. » Un désir qui ne l’a plus quitté. Dès 12 ans, il suit des cours d’analyse d’œuvres, travaille l’harmonie avec Charles Jay (Grand Prix de Rome) et étudie l’analyse avec Louis Lantoine. « Je préparais le concours de Paris. En réalité, comprendre la musique m’intéressait plus que décrocher un prix. » Ses connaissances ne l’empêchent pas d’apprécier aujourd’hui la variété et d’écouter Beyoncé, Louane ou Feu ! Chatterton.

 

CRÉATION D’UN LABEL PICARD

À 13 ans, coup de foudre pour la guitare basse. « Je me levais à 6h pour jouer avant les cours et passais mes samedis devant des contes musicaux pour entrer dans le son. Ma passion est née à ce moment-là. » Boris Pélosof forge son oreille aux rythmes des musiques pop, british, jazzy, classique et rock progressif. « Comment fait-on pour obtenir un aussi bon son ? J’ai créé le studio BleuLune pour répondre à cette question. » En 2000, le guitariste devient arrangeur du son et enregistre pour les autres. Sans lâcher pour autant son trio jazz, le Boris Pélosof Trio. « J’ai eu la chance d’acheter la même console d’enregistrement que David Gilmour. De la belle lutherie électronique qui a calibré les pistes de Pink Floyd. Du pur son anglais quoi ! » Avec virtuosité, l’Amiénois manipule cette myriade de boutons pour plusieurs artistes du label picard Stair Production, dont Alice Lamant, Ani Azur ou Lucas Parton. Tous trois viennent de sortir leur premier album où se mélangent sons analogique et numérique. « J’ai choisi le meilleur des deux mondes et le résultat est génial. » Et le secret pour rester adolescent ? « Vélo, footing et discussions philosophiques. » Les atouts du régime grec.

//Kaltoume Dourouri

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