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Pari réussi pour Cathy Descamps et Stéphane Cibilleau : ils ont redonné vie au café de Thézy-Glimont. À couleurs d’antan, estaminet typique du nord, le couple organise la 5e édition de Thézy en jazz

Débit de passion © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
« On n’était pas du métier, il fallait avoir la niaque »
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

25.09.2019

JDA 923

Ils rêvaient d’une ferme cévenole. La prudence en a décidé autrement. Leur envie de partir, ils l’ont concrétisée à Thézy-Glimont. Pour le couple aillysien Cathy Descamps, 53 ans, et Stéphane Cibilleau, 58 ans, l’annonce publiée en 2013 par la mairie pour ranimer le café tombait à pic. « Notre projet de commerce à vocation culturelle a fait l’unanimité auprès du conseil municipal. » Cathy restaure des meubles, Stéphane travaille dans le social quand ils découvrent ce « site en souffrance, loin de faire envie. On n’était pas du métier, il fallait avoir la niaque ». Un défi à l’heure où « les fermetures de café sont plus fréquentes que les ouvertures ». Mais la mairie fait des travaux et la future patronne s’occupe de ressusciter l’esprit d’estaminet typique du Nord où l’on sert une cuisine du terroir « cuite à la bière », dans un décor hétéroclite composé de photos jaunies, bibelots vintage, vieux réveils et paniers en osier. La mise en scène du café-atelier Couleurs d’antan « touche l’émotionnel, aussi bien les jeunes que les plus âgés ». Un cadre authentique récemment choisi par Flamm, batteur des Rabeats, pour le tournage de son hommage à Michel Delpech.

 

AMBIANCE GUINGUETTE
« Dans le Nord, il y a au moins un troquet dans chaque village, remarque Cathy Descamps. Comme en Irlande, c’est un lieu de socialisation où l’on joue aux cartes. Et c’est ce qu’on offre ici. Beaucoup de jeunes préfèrent venir chez nous que d’aller à Amiens. » En ce samedi après-midi ensoleillé, des habitués ont rejoint la terrasse. Certains viennent en journée boire leur café ou siroter un verre, acheter des timbres ou un pot de miel, chercher un colis, participer aux ateliers langue des signes ou travailler au calme. D’autres débarquent en soirée pour profiter de la programmation jazzy. Depuis mai 2014, l’ambiance guinguette et cette « proximité déconcertante » attirent les clients des alentours. Jusqu’à 150 personnes font le déplacement pour les concerts. « Nous avions envie d’inviter des musiciens. Le réseau de nos deux filles nous a aidés. Et la programmation de groupes anglais et allemands a lancé le projet. Pour Nico Morelli Trio, des spectateurs sont même venus de la banlieue parisienne. Début septembre, on a accueilli Leonie Evans et Gina Leslie pour leur tournée européenne. C’est la qualité musicale qui fait notre force. »

 

1 800 SPECTATEURS EN 2018
L’idée d’un festival s’est imposée dès 2015 : « Trois concerts sous chapiteau et 600 spectateurs. Après ce succès, le comité des fêtes et la mairie nous ont rejoints ». Le festival Thézy en jazz était lancé. En 2018, il a attiré 1 800 curieux. Pour l’édition 2019, du 27 au 29 septembre, l’équipe est au taquet. De l’adrénaline pour Cathy Descamps : « Avec le recul, je me serais lancée plus tôt ! » Pour Couleurs d’antan, l’aventure ne fait que commencer.

//Ingrid Lemaire

Thézy en jazz, du 27 au 29 septembre, à Thézy-Glimont

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