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Les promeneurs en milieu urbain exposent au Centre culturel Léo-Lagrange. Spécialité : immortaliser les lieux abandonnés.

Défricheurs du passé  © Fred Hédin

08.11.2017

JDA 855

Ce sont les gardiens de notre mémoire... Celle d’un passé architectural mais aussi social ou industriel, parfois plus intime aussi. Le collectif de photographes amiénois PMU (pour Promeneurs en milieu urbain) s’aventure dans les usines, hôpitaux, maisons abandonnés... Vincent Héquet, Louis Teyssedou et Fred Hédin chassent de curieux trésors, de ceux qui font monter l’adrénaline. « Mais sans jamais rien emporter. » Ces explorateurs immortalisent à travers la région des lieux voués pour la plupart à être rasés. « L’idée est d’arriver avant que ce ne soit squatté et pillé. »

 

HUMANITÉ PALPABLE

Leur première exposition Tout doit disparaître dévoile en près de 40 clichés – Polaroid, argentique et numérique – en couleurs comme en noir et blanc, la poésie de ces friches où une nature quasi exotique reprend ses droits, de ces hôpitaux où subsistent fauteuils et lits, de ces usines où se côtoient graffs et tracts syndicalistes... Cosserat, Saint Frères, la maternité Desmoulins, les entrepôts de la SNCF... Les trouvailles sont « parfois surprenantes, voire improbables ». Et si le vide prédomine, curieusement l’humain respire encore. Car « PMU, notre nom, c’est aussi cela : l’odeur de vieille gitane, de la graisse à l’usine... », sourit Fred. Le parfum d’une vie palpable et, grâce à eux, inoubliable.

//Coline Bergeon

Tout doit disparaître, jusqu’au 1er décembre, au Centre culturel Léo-Lagrange

Vernissage musical le 9 novembre,
 à 18h30, avec Duns Scott – 03 22 92 39 11