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Pour répondre à la pénurie de masques, l’industrie textile se mobilise. À l’image de la société CIT-Dessaint sur le site de Cosserat dans la zone d’activités de Montières. « Je suis fière qu’une telle initiative voie le jour ici », félicite Brigitte Fouré, maire d’Amiens.

Dessaint

27.03.2020

Dans cette guerre contre le Covid-19, les soignants en première ligne manquent de masques. Tous les autres professionnels en contact avec du public aussi. À Amiens, depuis le 20 mars, l’entreprise centenaire de textile CIT-Dessaint se mobilise pour la sécurité des caissières dans les supermarchés, des commerçants de proximité et des associations de solidarité. Après la lingerie jusque dans les années 90, les vêtements de sport et des supports de communication il y a encore quinze jours, la société s’est mise à fabriquer des masques en textile.

« Protéger ceux qui travaillent »

L’homologation est en cours mais Philippe Dessaint, directeur de cette entreprise familiale, ne pouvait plus attendre. Le 19 mars, il a répondu à l’appel de son secteur professionnel en réalisant un prototype à partir de stocks de tissus de costumes de spectacle. « C’est une démarche spontanée des fabricants du textile. Attendre l’homologation, c’était prendre le risque de rester passif. Nous devons protéger ceux qui continuent de travailler, insiste Philippe Dessaint. Notre tissu en microfibre présente de bonnes qualités de filtration. » Malgré une équipe réduite à 30 % de son personnel, CIT-Dessaint a livré ses premiers masques après avoir reçu près de 800 demandes.

Produire 15 000 masques

Avec ses stocks de tissu et ceux récemment envoyés par son fournisseur espagnol, l’entreprise peut en produire 15 000. Créée en 1911, la PME avait perdu 80 % de son carnet de commandes ces quinze derniers jours. Mais le directeur ne perd pas son optimisme : « Après cette crise sanitaire, il y aura à nouveau une place pour le textile français. Avec l’engouement pour les circuits courts et la nécessaire réduction de l’empreinte carbone, la grande importation n’a plus le même avenir ».

 

//Lysiane Voisin