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La startup Cinéstaf vient de poser ses malles à Amiens. Avec sa batterie de services, elle entend renforcer l’attrait du territoire auprès des productions.

Du taf dans le ciné © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
Gérard Sinpraseuth et Adoum Djibrine-Peterman, deux associés de Cinéstaf. Leur société s’installe à Gare-La-Vallée.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

27.01.2021

JDA 970

Leur discours déborde d’enthousiasme. Pour le cinéma et pour l’Amiénois, terre d’opportunités où Cinéstaf s’est installé à la pépinière Amiens le L@b, au pied de la gare. Un atout certain pour cette SAS d’une quinzaine d’associés, professionnels du cinéma et de l’événementiel. Catalyseur de prestations techniques, Cinéstaf se veut « facilitateur de production », synthétise Adoum Djibrine-Peterman, son fondateur, néo-Amiénois venu de La Plaine-Saint-Denis où Cinéstaf s’est développé en 2018. Depuis, l’équipe compte « une quarantaine de tournages cinéma ou télévision », dont Eight for Silver, le prochain Sean Ellis. « Le cinéma est très codifié et centré sur Paris », souligne le fondateur. En choisissant Amiens, Cinéstaf entend y décentraliser un maximum de tournages en misant sur l’attractivité du territoire et son réseau : intermittents, entreprises prestataires (transport, matériel…), écoles ou institutions.

 

COUTEAU SUISSE
Dans la famille Cinéstaf, il y a aussi Cinécowork, plate-forme collaborative à distance. Cette partie technique revient à l’Amiénois Gérard Sinpraseuth. La startup revendique d’ailleurs les faveurs de l’Institut national de l’audiovisuel en matière de protection de vidéos. Quant au petit dernier, il se nomme Cinétravel, agence de voyages sous le sceau du septième art, en lien avec le BTS tourisme de la Sainte-Famille. Il s’adresse aux professionnels comme aux particuliers : repérages et tournages pour les uns, visites de lieux de tournage pour les autres. « L’ambiance du plateau, c’est très important. Le logement et l’alimentation y font beaucoup », remarque Régine Larcher, sa directrice générale, selon qui la constellation Cinéstaf permet « d’externaliser une partie chronophage et énergivore de la production ». « S’il y a un problème, on trouve une solution, reprend Adoum Djibrine-Peterman. Nous sommes le couteau suisse du cinéma. » Cinéstaf prévoit quatre embauches cette année.

//Jean-Christophe Fouquet