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Vainqueur de la Transat Jacques-Vabre en novembre, Pierre Brasseur s’est déjà tourné vers de nouveaux défis. Rencontre avec un navigateur amoureux de sa ville natale. Et surtout du grand large.

Entre terre et mer © Christophe Breshi/Matouba
« En mer, on picore. Manger trop fait dormir. Et sur un bateau, il vaut mieux rester alerte »
© Christophe Breshi/Matouba

13.01.2016

JDA 783

Après 5 400 milles et vingt-cinq jours de mer, Pierre Brasseur, associé à Yannick Bestave, remportait le 18 novembre la Transat Jacques-Vabre dans la catégorie des Class 40, les plus petits bateaux de la course. La plus belle victoire inscrite au palmarès de cet Amiénois aujourd’hui installé à Lorient. Son objectif 2016 : s’aligner au départ de la Solitaire du Figaro. « Une première pour moi, en solitaire et en monotype. Tous les grands marins l’ont gagnée », lance-t-il, citant ses idoles, Loïck Peyron ou Jean-Luc Van Den Heede. Si, à 36 ans, Pierre Brasseur reste humble face à ces grands noms, il a déjà l’expérience des vieux loups de mer. « Pour être bon, il faut se connaître. Je recherche toujours la meilleure concentration pour obtenir le bon état d’esprit sur l’eau. Et bien gérer le sommeil et la nutrition. » Lors de la Transat, il dormait cinq heures par jour. Côté alimentation, petits plats préparés sous vide, fruits secs et céréales. « En mer, on picore. Manger trop fait dormir. Et sur un bateau, en solitaire, il vaut mieux rester alerte », s’amuse Pierre Brasseur.

 

DU JUDO AU BATEAU
Sa passion pour l’eau naît à 10 ans avec la planche à voile, puis le kitesurf. Il ne découvre le bateau qu’à 22 ans. « La mer l’a emporté sur le reste, notamment le judo pratiqué à haut niveau au Pôle France d’Amiens avec une licence au club de Longueau. Ces belles années m’ont apporté beaucoup : le judo apprend à écouter ses sensations », souligne ce papa de deux filles qui vient régulièrement à Sains-en-Amiénois voir ses parents. « J’aime beaucoup Amiens. Moi qui ai pas mal voyagé, je trouve cette ville dynamique et festive. Son seul défaut… trop loin de la mer », regrette-t-il, avant d’admettre indispensable de vivre sur la terre ferme. « On imagine les marins bourrus et solitaires. Mais le bonheur, c’est de retrouver les autres. »

//Kaltoume Dourouri