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Fermé depuis deux ans, le musée de Picardie lève une dernière fois le voile sur son chantier d’extension-rénovation avant sa réouverture fixée en décembre. Rendez-vous le 29 juin.

Envie d’être épaté par la galerie ? © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
Du bleu, du gris et des peintures murales retrouvées pour le Musée de Picardie.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

26.06.2019

JDA 917

« Mon quotidien est un mélange de vertige et de joie. » Laure Dalon, directrice d’un Musée de Picardie fermé depuis juillet 2017 pour une rénovation chiffrée à 26 M€, est partagée entre l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir et l’impatience de révéler au public le nouvel écrin de l’art à Amiens en décembre. Une impatience à la mesure de l’attente des Amiénois sevrés de leur musée depuis deux ans (du premier étage depuis plus de dix !) et pour six mois encore. Preuve en sont les 600 personnes qui s’y étaient massées lors des Journées du patrimoine ou les nombreux participants aux visites intitulées “L’envers du chantier”.

 

UN PARVIS OUVERT SUR LA RUE
Avis à la population : celles proposées le 29 juin (de 13h30 à 17h30) constituent la dernière occasion de découvrir ce qui se trame derrière les échafaudages : à partir de septembre, les équipes du musée seront affairées à installer les 3 000 œuvres, les cartels, la signalétique… Qu’est-ce qui change dans le musée ? Tout. L’entrée se fait désormais par la rue Puvis-de-Chavannes, perpendiculaire à la façade du bâtiment livré en 1867, rue de la République. Là, pas de grilles mais un parvis ouvert sur l’espace public (non achevé encore). Le visiteur longe une nouvelle aile, sur sa gauche, dans laquelle un auditorium, des toilettes et des vestiaires ont été aménagés. Puis pénètre dans l’accueil situé dans le pavillon Maignan – anciennement l’arrière du musée –, somptueux bâtiment de briques qui hébergera aussi la boutique et desservira le petit jardin, derrière, accessible pendant les heures d’ouverture du musée.

 

UNE VERRIÈRE RÉNOVÉE
Les participants aux visites du 29 juin déambuleront dans les galeries en passe d’être terminées. Notamment la galerie nord à l’étage, fermée pendant des années, éclairée par sa verrière rénovée, qui abritera la peinture de la fin du XIXe siècle : les bords de mer de Tattegrain, la campagne picarde de Boquet… « Cette pièce illustre la restauration du musée, décrypte Laure Dalon. Les parquets ont été refaits, les peintures murales originales retrouvées grâce à des sondages et réappliquées… » Ici du gris, du mauve. « À l’opposé des murs blancs des modernes. » Pour se faire une idée, rendez-vous le 29 juin. Et en décembre, évidemment.

//Antoine Caux

 

Visite du chantier du Musée de Picardie, le 29 juin, de 13h à 17h30 (45 minutes) Départ toutes les 30 minutes Entrée rue Puvis-de-Chavannes 03 22 97 14 00

 

Des œuvres (presque) inédites

Envie d’être épaté par la galerie ? © F.Arnaud

© F.Arnaud

À la réouverture du musée, le public découvrira de nouvelles toiles, des restaurations d’œuvres présentes dans les collections mais non exposées jusque-là. C’est le cas du tableau d’Albert Maignan Les Voix du tocsin (1888, photo). Décroché et protégé en 1918 après un bombardement, il n’a été déroulé qu’en 2015 pour partir ensuite en restauration à la Fondation Taylor à Paris en 2016. « Personne ne l’a vu à Amiens depuis un siècle », glisse Laure Dalon. Il trouvera sa place dans le “nouveau” musée. Idem pour une copie du Radeau de la méduse de Géricault (1819) grandeur nature (4,91 m sur 7,16 m). Une copie “officielle” commandée par l’État en 1859 – l’huile utilisée sur l’original, cuite avec trop de plomb, faisait apparaître des traces noires – et attribuée au Musée de Picardie à son ouverture en 1867.