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81 matchs avec l’ASC. 76 avec les Girondins. Avant Amiens / Bordeaux, entretien avec Fahid Ben Khalfallah, exilé heureux en Australie dont il prendra bientôt la nationalité.

Fahid Ben Khalfallah, bons baisers d’Australie © D. R.

18.09.2019

JDA 922

Il a décroché, son vol depuis Sydney à peine atterri. Fahid Ben Khalfallah rentrait à la maison. Et sa maison, c’est Melbourne. Là où il a posé ses crampons, sa famille, et son avenir désormais. À 16 000 kilomètres de Péronne, son premier chez lui – où il commence le football – et d’Amiens – où il découvre le monde professionnel en 2001. La cérémonie de naturalisation australienne de sa femme, sa fille et lui est prévue dans les jours qui viennent. « J’ai la mentalité d’ici, ce serait impossible de rentrer », balaie l’ancien milieu, bientôt 37 ans. Retraité depuis 2018 après une dernière année à Brisbane, il coache une équipe amateur, « deux à trois fois » par semaine. « Après dix-huit ans de vie de pro, je voulais vivre des choses simples comme emmener ma fille à l’école… »

 

« J’ÉTAIS L’ENFANT DU COIN »
2014. La Ligue 1 le connaît avec le scapulaire de Bordeaux. Lui termine sa carrière à Troyes en Ligue 2 tout en rêvant d’une expérience à l’étranger. Il reçoit des offres de Grèce, de Turquie et même un pont d’or pour l’Arabie saoudite. Puis Melbourne Victory se manifeste : « Avec ma femme, on a réfléchi cinq minutes. Et c’est la meilleure décision de notre vie ». Il tombe amoureux de la ville, amasse tous les trophées, joue devant 55 000 spectateurs lors du derby. « Le foot n’est pas le sport n °1. La Ligue 1, ici, c’est rien. Moi-même, je garde un œil mais de loin. » D’assez près, quand même, pour avoir voulu faire venir les Amiénois Serge Gakpé ou Thomas Monconduit à Brisbane. « Amiens est mon club de cœur, mes débuts avec Denis Troch. Il y avait un truc spécial avec les supporters. J’étais l’enfant du coin. » Bordeaux a un statut à part. « C’est l’un des tops clubs français et en même temps tellement familial. C’est le club qui m’a marqué, Jean-Louis Triaud (président de 1996 à 2017, ndlr) est l’une de mes plus belles rencontres. Un club qui n’est pas à sa place. » Alors qu’Amiens oui ? « 17e et maintenu, ce sera bien. »

//Antoine Caux

Amiens / Bordeaux, le 25 septembre, à 19h À La Licorne, 7e journée de Ligue 1