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En concertation avec les acteurs du secteur, Amiens Métropole dessine l’agriculture de demain.

Faire germer les projets locaux © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
La création de la marque les ’Tcho légumes des hortillons" est un exemple de la politique de soutien d'Amiens Métropole aux agriculteurs.
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

09.01.2019

JDA 899

À Amiens Métropole, les projets économiques comme les réalisations d’infrastructures sont lancés après concertation avec les agriculteurs. Un protocole-cadre de l’agriculture périurbaine vient d’être renouvelé pour cinq ans, entre la collectivité et les représentants du monde agricole : la Chambre d’agriculture de la Somme, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de la Somme, le Syndicat départemental de la propriété privée rurale et les Jeunes agriculteurs. « Il s’agit de favoriser le dialogue et les accords amiables », insiste Pascal Fradcourt, vice-président d’Amiens Métropole délégué au développement économique.

 

PROMOUVOIR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE
« Les projets urbains peuvent réduire les surfaces agricoles et menacer l’équilibre financier de nos exploitations », résume Daniel Roguet, président de la Chambre d’agriculture de la Somme. Créé en 2003 afin de lancer les grands projets de développement – le pôle Jules-Verne, les Zac Paul-Claudel et Borealia… –, ce protocole traitait essentiellement des questions foncières et des indemnisations des agriculteurs. Aujourd’hui, les enjeux environnementaux sont pris en compte. Ainsi, grâce à ce protocole-cadre, élus et agriculteurs cherchent des solutions pour promouvoir la transition énergétique des exploitations. De même, les contraintes des exploitants sont considérées avant la réalisation d’aménagements routiers dans les communes de la Métropole. Autre objectif : l’alimentation durable avec la mise en place de circuits de distribution courts et des cultures de produits bios. « Il est aberrant d’importer des produits bios mais une reconversion coûte cher. C’est pourquoi il faut soutenir les agriculteurs financièrement et réduire les intermédiaires », poursuit Daniel Roguet qui apprécie « les excellentes relations avec l’équipe de la cuisine centrale d’Amiens Métropole ». Le service de restauration œuvre en effet en faveur des produits locaux dans les cantines scolaires. « Cela demande des méthodes d’approvisionnement spécifiques et de la logistique pour garantir des quantités de denrées importantes chaque jour. » D’autres projets d’agriculture périurbaine sont soutenus par la Métropole à l’image du label Les ’Tcho légumes des hortillons, des travaux de maintien des berges dans les hortillonnages ou de la reconquête des friches industrielles pour éviter l’étalement urbain.

//Lysiane Voisin