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Le rappeur Donier joue un peu son propre rôle dans un court-métrage du collectif Vision Parallèle. En vingt jours, 80 Mille a atteint les 100 000 vues sur YouTube. 

Filmer sa voie  © Vision Parallèle

20.05.2020

JDA 944

Le tournage s’est achevé juste avant le confinement. « On a eu de la chance », souffle Feljalin Malonga, réalisateur de 80 Mille (référence au 8 Mile d’Eminem, version samarienne). Ce membre fondateur du groupe de fusion amiénois Dirty South Crew dirige aujourd’hui l’agence VPCOM, installée à Camon depuis un an aux côtés du CreekStudio, présidé par MB14 – dont le son pointe dans la bande-son de 80 Mille réalisée par le DJ DeeJaws. Piloté par l’association Défense d’y voir et le collectif Vision Parallèle, 80 Mille est un « film fait en famille », sourit Feljalin Malonga.

 

ENTRE FICTION ET CLIP

Écrit par son comparse Kévin Orsot, il met en scène Donier, aka Maxence Garnier, rappeur amiénois de 23 ans, pour vingt-quatre minutes entre fiction et clip. « Au départ, nous envisagions quatre clips pour Donier, que nous suivons depuis ses débuts, resitue le réalisateur. On a préféré un seul projet, où il joue une variation de lui-même. » Sur un schéma d’amours contrariées et de gloire naissante, 80 Mille s’achève à La Lune des pirates, où Donier s’est illustré pour les 20 ans de Radio Campus. Le film fait ainsi un tour (partiel) des lieux musicaux d’Amiens Métropole. Posté sur YouTube le 1er mai, il totalise déjà 100 000 vues : « Ça donne envie de continuer ! ». Seul regret : ne pas avoir pu évoquer les anciens de la scène rap / hip-hop locale, « à qui on doit Cité Carter ou l’Étoile du Sud ». Une idée pour la suite ?

//Jean-Christophe Fouquet