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Les amis du roman populaire consacrent leur dernière publication à Joseph Pinchon, le père de Bécassine.

Gai comme un Pinchon

10.07.2019

JDA 919

Sa sépulture au cimetière de Saint-Acheul tombe dans l’oubli. Aussi aurait pu l’être son nom Pinchon (pinson en picard), évincé par celui de sa Bécassine. Car cette bonne provinciale est bien née à la hâte sous le crayon de Joseph Pinchon (1871-1953) qui vit le jour à Amiens et y passa son enfance. Ses aventures commencèrent en février 1905 pour combler une page blanche de La Semaine de Suzette sous la plume de sa rédactrice en chef Jacqueline Rivière, première femme scénariste de la BD européenne. Aucun d’eux ne pensait alors « avoir donné naissance à une héroïne promise à un avenir d’une longévité exceptionnelle », écrit Bernard Lehembre, historien et biographe, dans le dernier Rocambole consacré à Pinchon.

 

PEINTRE, CINÉASTE, ILLUSTRATEUR…
L’association amiénoise Les Amis du roman populaire, à l’origine de cette revue, lui a confié la direction d’un dossier « afin de faire connaître cet homme fascinant », confie Daniel Compère, son président. Plusieurs contributeurs rendent ainsi hommage à « l’inventeur de la ligne claire, dont Hergé se réclamait » et qui inspire encore aujourd’hui. Dessinateur pour la presse jeunesse – et pas que de Bécassine qu’il croqua jusqu’au début des années 50 –, Pinchon fut aussi peintre animalier, créateur de costumes et directeur artistique de l’Opéra de Paris, spécialiste du camouflage pendant la Grande Guerre, cinéaste… Une vie prolixe dont le souvenir faillit disparaître. C’était sans compter la mobilisation des habitants de Clairoix, dans l’Oise, berceau de sa famille. Une histoire gaie à lire aussi dans ces pages.

//Coline Bergeon

 

Le Rocambole, n° 86-87, Pinchon,
Bécassine et C°, disponible chez Chapeau melon et Pile de livres ou sur lerocambole.net