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Ils installent leur métier à Cosserat

Le groupe Réalités, propriétaire de la friche Cosserat qu’il prévoit de transformer 
en La Tisserie, vient de présenter les premiers occupants des lieux, attendus à l’été 2022.

Ils installent leur métier à Cosserat 1 © Perspectives : Réalités – Kaupunki – RRA Architecture
Trois bâtiments de Cosserat seront investis dès l’année prochaine, dont le réfectoire (en haut) et le centre médico-social (en bas).
© Perspectives : Réalités – Kaupunki – RRA Architecture

17.11.2021

JDA 995

C’est en grande pompe que l’aménageur Réalités a dévoilé le 8 novembre dans les locaux du « bon voisin » CIT-Dessaint, selon la formule de Thomas Lierman, vice-président du groupe, les premiers locataires de la friche Cosserat retenus à l’issue de l’appel à projet Mov’in Factory (lire ici l’article du JDA #982). Remis sur pied pour 1,5 M€ mais « inchangés car classés », comme le souligne François Renard, directeur régional de Réalités, le réfectoire, le centre médico-social et le magasin de Cosserat devraient reprendre vie à l’été 2022. Le réfectoire comportera la Maison du projet, lieu d’information sur l’évolution du site, ainsi qu’une école des métiers du numérique et le pôle d’accueil d’un tiers-lieu végétal. Le centre médico-social se transformera, lui, en bar à bières brassées sur place. Et le magasin, en atelier de tapisserie.

 

DÉBUT D’UNE RENAISSANCE

Les nouveaux venus bénéficieront d’un accompagnement de l’aménageur ainsi que d’un loyer attractif (mais progressif) afin de compenser les travaux à venir. Les lauréats ont également reçu des coups de pouce des partenaires de Mov’in Factory, à l’image d’une aide à l’investissement pouvant aller jusqu’à 6 000 € de la part d’Amiens Métropole destinée à l’atelier de tapisserie Bouchendhomme. « Ces trois jeunes femmes formidables ont toute leur place sur ce site », estime Alain Gest, président de la collectivité, qui s’est dit « heureux de voir revivre un pan de l’histoire industrielle ». Car La Tisserie, nom du projet de Réalités, prévoit jusqu’en 2028 (au moins) le réaménagement de cinq hectares, à raison de 8 000 m2 de bâtiments réhabilités et 34 000 m2 de constructions neuves.

//Jean-Christophe Fouquet

 

Ils installent leur métier à Cosserat 2 © Perspectives : Réalités – Kaupunki – RRA Architecture

© Perspectives : Réalités– Kaupunki – RRA Architecture

Les lauréats

// Atelier Élodie Bouchendhomme

« Je viens d’embaucher, c’est un peu mon cadeau d’anniversaire après dix années à travailler seule », sourit Élodie Bouchendhomme. Son atelier de tapisserie d’ameublement occupera 290 m2 : « Actuellement, nous sommes dans 65 m2 ! Ici, nous aurons un endroit pour les sièges, un pour les rideaux, un showroom, un espace d’accueil... Et nous comptons aussi monter en gamme ». Une arrivée qui étoffera la filiation Cosserat aux côtés de l’entreprise CIT Dessaint, de la manufacture Bonvallet et de l’association Bleu de Cocagne.

 

Ils installent leur métier à Cosserat 3 © D.R.

© D.R

 

// Brewpub de La Cave du houblon

Un brewpub, c’est un grand espace bar / restaurant où
 la bière est brassée sur place. « On cherchait un endroit depuis cinq ans pour importer ce concept à Amiens, rembobine Nicolas Prudhomme. Et on a eu le coup de cœur pour le centre médico-social. » Les travaux seront menés 
« en prenant compte de nos besoins, souligne Pauline Corme. En plus, nous serons ouverts sur la place et les espaces verts ». Le duo de La Cave du houblon est désormais un trio avec l’arrivée du brasseur Vincent Lelieur. Ce dernier prévoit « une dizaine de bières pression » dont « quelques mètres seulement sépareront les cuves des verres ».

 

Ils installent leur métier à Cosserat 4 © D.R.

© D.R. 

 

// Tiers-lieu végétal de Growsters

Il s’agit de « cultiver de façon éco-responsable une parcelle louée au sein d’un jardin partagé de 400 m2 en étant formé et accompagné », expriment en chœur Cyprien Cambier 
et Julie Declety, de Growsters, qui ont choisi Cosserat pour l’implantation amiénoise d’un concept déjà présent à Lille et Paris. Le jardin s’accompagnera « d’une micro-jardinerie avec une gamme d’outils et de produits bios ». Cette « activité nourricière qui crée des liens » sera installée 
au pied du brewpub. « On est assuré d’avoir des résultats, poursuit le binôme. Chaque mètre carré peut produire par mois l’équivalent de 20 € d’achat de produits bios. »

 

Ils installent leur métier à Cosserat 5 © D.R.

© D.R. 

 

Une école des métiers numériques

L’arrivée de Webforce3 s’est effectuée en dehors de l’appel à projet Mov’in Factory. Qu’importe : cette école des métiers du numérique qui compte une quarantaine d’établissements en France devrait « se lancer au printemps », estime Jérôme Gallet, son responsable Picardie. Avec
 des formations « de six mois à un an, de niveau bac à bac+3 », que ce soit en développement Web, technique réseaux ou pilotage de projet dans une logique « d’insertion vers l’emploi ».