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Les pièces de Nassim Soleimanpour font le tour du monde. Nassim, suite du célèbre White Rabbit, Red Rabbit, s’arrête deux soirs au Safran.

Jouer en aveugle © David Monteith-Hodge

20.11.2019

JDA 929

Pour Hervé Germain, c’est l’inconnu. Le comédien amiénois, également metteur en scène de la compagnie Art Tout Chaud, sait peu de chose du spectacle Nassim qu’il interprétera le 28 novembre au Safran. « C’est la règle du jeu, précise-t-il. On m’a dit que l’auteur ne sera pas présent mais qu’il sera là d’une autre manière. » Car Nassim Soleimanpour propose une expérience théâtrale rare. Chaque soir, un artiste différent est invité à jouer un scénario qu’il découvre sur scène dans une boîte scellée, en même temps que le public. Place à la spontanéité, l’artiste devra se laisser guider.

 

DES MOTS POUR EXISTER
Né en Iran, Nassim Soleimanpour a été privé de passeport jusqu’en 2013 car il refusait d’effectuer son service militaire. Ses œuvres ont pris l’habitude de voyager sans lui. À l’image du célèbre White Rabbit, Red Rabbit qui, déjà, n’avait pas besoin d’un metteur en scène pour être joué et auquel Nassim fait suite. Traduit dans plus de 25 langues, cette pièce a été interprétée par Stephen Fry, Ken Loach ou Whoopi Goldberg dans 35 pays. « Je vais servir le travail de Nassim. Ça me touche de pouvoir dire les mots qu’il n’a pas pu dire lui-même », poursuit Hervé Germain. Inspiré de la vie de l’auteur en Iran, le texte explore les thèmes de l’enfance, de la famille et de la liberté. Lors de soirées uniques, riches d’échanges avec le public.

//Lysiane Voisin

Nassim, le 28 novembre (avec Hervé Germain, de la compagnie Art Tout Chaud ) et le 29 (avec Marion Bonneau, de la compagnie Correspondances), à 19h30, au Safran – 03 22 69 66 00