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L’Institut Faire Faces se profile

Les travaux du Centre de recherche et d’enseignement sur la défiguration imaginé par les professeurs Devauchelle et Testelin ont débuté à l’entrée du CHU. Livraison fin 2021. 

L’Institut Faire Faces se profile 1 © Architecture Studio
Vue du futur institut, soutenu par les Hauts-de-France et l’Europe avec le Feder à hauteur de 14 M€. Amiens Métropole contribue également à sa réalisation.
© Architecture Studio

14.10.2020

JDA 959

C’était une première mondiale et c’était à Amiens. Le 27 novembre 2005, l’équipe du professeur Devauchelle réalisait la première greffe partielle du visage au monde sur une patiente défigurée par son chien. Quinze ans après, une autre grosse opération vient de débuter en contrebas de l’entrée du CHU Amiens-Picardie : le chantier du futur bâtiment de l’Institut Faire Faces. Ce centre de recherche, d’enseignement et d’information dédié à la défiguration, créé en 2009 par le célèbre professeur, figure du service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie du CHU d’Amiens, aura son écrin : une vitrine répartie sur trois étages, conçue par le cabinet Architecture Studio. « Nous avons un devoir de responsabilité, expose Bernard Devauchelle. Après l’événement chirurgical de 2005 et toute la médiatisation qui a suivi, nous aurions pu en rester là mais il fallait poursuivre et créer un lieu qui permette à des chercheurs d’aller au-delà de ce pourquoi nous avons été connus. »

 

50 CHERCHEURS

« L’Institut fait se réunir des chercheurs par rapport à la défiguration mais rejoint des questions plus larges notamment la restauration d’organes, la robotique chirurgicale ou l’ultramicrochirurgie », enrichit le professeur. Le bâtiment hébergera des laboratoires de biologie, d’ingénierie tissulaire, des plateformes d’imagerie et de robotique. Ce sera le terrain de jeux des 50 chercheurs de l’équipe Chimère de l’université de Picardie Jules-Verne, socle permanent de l’Institut, dont le contenu a été qualifié de « mûr et excellent » par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur.

 

DIMENSION PHILOSOPHIQUE

Côté enseignement justement, il sera doté d’un amphithéâtre ainsi que d’une plateforme expérimentale de huit tables. L’information est également au cœur du projet avec une galerie pour des expositions et des conférences afin de sensibiliser le public au handicap facial et à la chirurgie reconstructrice du visage. « Le visage est porteur de symboliques, répète Bernard Devauchelle. Qui ouvrent à des réflexions de dimension philosophique. Des anthropologues, des ethnologues, des sociologues s’intéressent d’ailleurs à cette thématique. » Prévu dans un an, le centre Faire Faces commence à pointer le bout de son nez.

//Antoine Caux

L’Institut Faire Faces se profile 2 © Isabelle Texier

« Après la première greffe mondiale partielle du visage de 2005, il fallait poursuivre 
et créer un lieu qui permette à des chercheurs d’aller au-delà de ce pourquoi on a été connu. »

Professeur Bernard Devauchelle.