Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

L’association De la graine à l’assiette remodèle une parcelle de l’île Sainte-Aragone en forêt comestible. Un projet participatif et expérimental. 

L’appel de la forêt  © Laurent Rousselin / Amiens Métropole
La cabane qui occupera le cœur du terrain, sillonné par une allée, est en construction.
© Laurent Rousselin / Amiens Métropole

16.09.2020

JDA 955

L’île Sainte-Aragone, bande de terre entre Saint-Maurice et Étouvie, bordée par le canal de la Somme au nord et le lit naturel du fleuve au sud. C’est ici qu’officient depuis 2018 les maraîchers de L’Île aux fruits. Ici aussi que De la graine à l’assiette élabore sa forêt comestible sur le terrain d’une consœur associative, Les Terrasses des bords de Somme. Il s’agit d’y créer un écosystème forestier avec un maximum de variétés comestibles. Et aussi de « reprendre en main son alimentation, flâner et redécouvrir les saisons », résume Laure Nicolas, cheffe de projet qui aimerait faire d’Amiens un territoire pilote en la matière. « Actuellement, on trouve surtout des orties, preuve de fertilité, explique Antoine Alliaume, biologiste. Nous allons planter des espèces locales, par strates. Des arbres fruitiers, des haies, des vivaces couvre-sols. Avec beaucoup de plantes mellifères et une production toute l’année. Et sans produits phytosanitaires, bien sûr. » Aux côtés d’étudiants de l’UPJV et de riverains, il va analyser pendant trois ans le rendement de cet agrosystème ainsi que son impact sur la biodiversité.

 

RENDEZ-VOUS LE 4 OCTOBRE

Une vingtaine de bénévoles sont déjà investis. « On y passe beaucoup de temps, mais c’est du bon temps », sourit Jean Caron, habitant de Saint-Maurice et membre historique de l’association, perceuse en main. En plus de l’aide du Jardin des plantes, De la graine à l’assiette lance un appel aux dons sur la plateforme Helloasso afin de financer plants et outils. Les premières récoltes de cet îlot nourricier ouvert à tous sont attendues au printemps, essentiellement des baies. « Elles deviendront plus conséquentes d’ici deux ans, poursuit Laure Nicolas. Chacun pourra apprendre à distinguer les espèces. Et à les manger, y compris les enfants. Car quand on a planté quelque chose, qu’on l’a entretenu et cueilli, on y goûte, c’est infaillible ! » Prochain rendez-vous pour mettre collectivement la main à la terre : le 4 octobre, de 10h à 16h.

//Jean-Christophe Fouquet

delagrainealassiette.fr