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Le Festival du film d’archéologie d’Amiens a 30 ans. Pour sa quinzième édition, quelque 70 films sont projetés gratuitement au Gaumont du 21 au 26 septembre. Présentation par son directeur, Tahar Ben Redjeb. 

L’archéologie en écran large 1 © Gedeon Programmes
Les Dernières Heures de Pompéi, de Pierre Stine, l’un des films d’ouverture, le 21 septembre, à 20h30.
© Gedeon Programmes

16.09.2020

JDA 955

JDA : Comment est né ce festival ?

L’archéologie en écran large 2

© Ciras

 Tahar Ben Redjeb : Tout vient d’un festival parisien. Lorsque son directeur, que j’avais rencontré sur une fouille de nécropole, est parti à la retraite, il m’a demandé de prendre la relève. Mais je voulais créer cela à Amiens. C’était en 1990, il n’y avait rien d’autre en France, sauf à Bordeaux.

 

Pourquoi le cinéma ?

 Notre association, le Centre interdisciplinaire des recherches archéologiques de la Somme (Ciras, ndlr) existait depuis 1984 pour révéler au grand public les résultats de la recherche archéologique. Or le film est un bon moyen de le montrer, comme les conférences et les expos.

 

La production a-t-elle changé ?

 Au début, il y avait bien moins de films, et ils étaient plus courts. Vingt minutes, c’était déjà un long-métrage ! Désormais, outre les cinquante-deux minutes, il y a de plus en plus de films d’une heure et demie. Et cela s’est professionnalisé : un film coproduit par France Télévisions ne manque pas de moyens. Et ce n’est pas aux archéologues de tourner les films : quand on essaye, c’est souvent une catastrophe, j’en ai fait les frais !

 

Quelle est la tendance ?

 Il y a quelques années, on voyait surtout des images virtuelles. Actuellement, c’est plutôt le docufiction. Sur le fond, certains sujets restent des classiques, très porteurs. Comme les fouilles de Pompéi ou, bien sûr, l’Égypte. L’évolution des techniques scientifiques intéresse aussi le public.

 

Des réalisateurs seront-ils présents ?

Oui, une vingtaine de réalisateurs et archéologues venus d’un peu partout en Europe devraient accompagner la quinzaine de séances thématiques.

 

Combien attendez-vous de spectateurs ?

 Lors de la dernière édition il y a deux ans, nous avons enregistré environ 3 000 entrées. Dont des fidèles, qui prennent des congés spécialement pour ce festival. Enfin, en temps normal !

//Propos recueillis par Jean-Christophe Fouquet

15e Festival du film d’archéologie d’Amiens, du 21 au 26 septembre, au Gaumont – Entrée libre

associationciras.fr

 

Images et sons de la Gaule

Le Pacte gaulois, moyen-métrage historique de Sébastien Duhem et l’association Les Ambiani, spécialisée dans les reconstitutions de l’époque gauloise, fait ses débuts au cinéma en ouverture de ce festival 2020, le 21 septembre, à 19h45. Tourné l’année dernière, notamment à Samara, il se situe en 57 avant notre ère et décrit le voyage initiatique du fils d’un chef de tribu au début de la guerre des Gaules. À la bande-son : le luthier chercheur en archéomusicologie, Julian Cuvilliez, alias Ar Bard. Le Breton sera d’ailleurs présent aux côtés des Ambiani le 21 septembre, de 14h à 18h, avec exposition, rencontre et intervention musicale à la lyre gauloise et au carnyx. « On attend cela depuis un bon moment, on ne va pas rater ce rendez-vous ! » anticipe Jean-Philippe Heumel, l’un des passionnés de l’association samarienne.

 

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© Les Ambiani

 

Bulles temporelles

Greg Blondin, le dessinateur de Philippine Lomar (lire ici l’article du JDA #954), vient de
 sortir pour le Conseil départemental, et en partenariat avec les éditions de la Gouttière, une BD consacrée à l’archéologie.
 Ce premier tome d’Hagard, enquêteur de l’histoire est offert à tous les collégiens 
de la Somme entrant en sixième. Sur une idée de
 Gilles Prilaux, le directeur
 du centre archéologique de Ribemont-sur-Ancre, et sur un scénario de Matthieu Lavallée, l’ouvrage fait redécouvrir de façon ludique l’existence de Gaulois coupeurs de têtes.

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