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L’art de l’évitement expliqué aux enfants

Alors que les grands du RCA reçoivent Épernay le 24 novembre, zoom sur l’adaptation des règles aux petits rugbymen.

L’art de l’évitement expliqué aux enfants © Laurent Rousselin - Amiens Métropole

20.11.2019

JDA 929

Le ballon paraît grand dans ses mains. « J’ai 6 ans », baragouine Nicolas avec ce protège-dents qui remplit sa bouche. Ce matin, sur la pelouse de Charassain, il y a aussi Émilio, son prénom floqué dans le dos. Et Ilyès qui fait pro avec son casque sur la tête. « Il n’est pas obligatoire. » Benoît Venin est le responsable de l’école de rugby amiénoise et parle amoureusement du ballon ovale. Un ex-footeux pour qui le casque « contrarie l’apprentissage sensoriel et la proximité corporelle propres au rugby ». Mais il comprend ces papas, ces mamans. D’autant plus que quatre décès l’an passé en France chez des joueurs de 17 à 23 ans ont jeté un froid. Une contre-publicité alors même que les règles sont adaptées aux enfants.

 

APPRENTISSAGE PROGRESSIF
L’école de rugby du RCA, ce sont 90 jeunes, dès 4 ans et demi. On y débute avec le “rugby à toucher” : « Se faire toucher équivaut à un placage, on a deux secondes pour faire une passe », explique Benoît Venin. Vient ensuite le “jeu de contact” pour les moins de 8 ans : « On introduit le placage mais aucune phase de regroupement génératrice de coups ». Puis le rugby éducatif, « un rugby plus classique sur un petit terrain ». Nouveauté depuis 2018 : chez les moins de 14 ans, la Fédération interdit au porteur du ballon de rentrer frontalement dans son adversaire. « Les enfants travaillent progressivement toutes les postures pour maîtriser le contact en toute sécurité, analyse Benoît Venin. On développe un rugby d’évitement qui amène le ballon là où il y a le moins d’adversaires pour limiter l’affrontement direct. » On a longtemps appelé ça le French flair. Une époque où le XV tricolore avait un peu plus flair allure.

//Antoine Caux

Amiens / Épernay

Le 24 novembre, à 15h Stade Charassain 9e journée de Fédérale 3