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Née à Amiens, l’architecte Nathalie Couineau, cofondatrice de l’agence parisienne des clics et des calques, exerce sa passion de la Picardie à L’Île-de-France en passant par la Colombie et l’Espagne.

L’humain comme pilier  © Micky Clément
« C’est le hasard de l’amitié […] qui est à l’origine de notre association »
© Micky Clément

09.12.2015

JDA 780

Elle a fait partie des jeunes créateurs retenus pour l’opération nationale Imaginez maintenant, qui donna naissance au festival Art, Villes & Paysage dans les hortillonnages en 2010. Nathalie Couineau, 33 ans, Amiénoise de naissance et Parisienne depuis le bac, venait de créer l’agence Des Clics et des Calques avec deux amies, Mathilde Jauvin et Camille Besuelle, rencontrées sur les bancs de l’école d’architecture Paris-Belleville. Ce projet pour lequel elles ont réhabilité une cabane en béton en l’habillant de rouge et de bambou fut nominé au Prix de la première œuvre du magazine Moniteur AMC et admiré à Camon pendant trois ans. « C’est ce qui a renforcé notre identité », affirme l’architecte. Depuis, les trois jeunes femmes diplômées en 2007 ont le vent en poupe et répondent à des commandes publiques autant qu’à des projets alternatifs, en France et à l’étranger. Leur agence établie à Pantin (Seine-Saint-Denis), dans un hangar industriel qu’elles ont restructuré en un habitat groupé et un local d’activité, a reçu en 2013 le Prix des jeunes femmes architectes. « C’est le hasard de l’amitié plus qu’un postulat féministe pour exercer dans un métier d’hommes qui est à l’origine de notre association », assure Nathalie tout en dégustant son énième café de la matinée.

 

L’AMITIÉ ET L’HUMOUR
La force du trio, c’est aussi sa sensibilité certaine pour l’humour et les bons mots, qu’on retrouve autant dans le nom de leurs réalisations que celui de l’agence : « Ça permet une sélection naturelle des mails ! ». De passage à Amiens où vivent toujours ses parents, Nathalie arrivait tout juste de Vignacourt ce 16 novembre « pour un petit projet »… Très attachée à sa ville natale, elle garde un œil sur les appels d’offres locaux. « Nous avons réalisé une piscine particulière dans un ensemble de garages et travaillons sur la restructuration de maisons éclusières dans la vallée de la Somme. » Pour Nathalie, marquée par sa visite à 10 ans du palais du Facteur Cheval (Drôme), les constructions doivent véhiculer un imaginaire et être d’utilité publique. C’est cette rigueur qui a fait remporter à son agence l’appel à projets pour la création d’une école maternelle au Lycée français de Madrid. « La question des flux était primordiale pour ce bâtiment devant accueillir 21 classes. » Ce chantier mené avec une autre agence féminine en Espagne débutera en août.

 

UNE SPORTIVE MUSICIENNE
Pour l’heure, l’équipe de choc vient de répondre au concours Réinventer Paris. Là encore, l’humain en est le pilier : une cantine de quartier qui fonctionnerait en resto associatif, « un peu comme on fait chaque midi avec nos collègues des agences voisines », sourit-elle. Membre d’une Amap, clarinettiste dans un groupe de musique Klezmer, Nathalie roule à vélo et enchaîne : « J’ai organisé le rallye Choue-Crouttes pour relier ces deux villes, là j’envisage de relier Meaux à Rue… » ! Le temps de rire et la voilà repartie !

// Coline Bergeon