Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Etienne Devantoy est l’heureux papa de la première bière amiénoise : Charles & Vianney. Dans sa brasserie artisanale de Montières, il met les mains aux fûts. 

La bière made in Montières  © Laurent Rousselin-Amiens Métropole
Etienne Devantoy est l’heureux papa de la première bière amiénoise : Charles & Vianney.
© Laurent Rousselin-Amiens Métropole

08.03.2017

JDA 830

Au cœur de la zone d’activité de Montières, dans un ancien garage reconverti en brasserie, on trouve Étienne Devantoy, 55 ans. Après dix-sept ans en tant que responsable formation dans un établissement d’enseignement supérieur, il s’est reconverti. « Il me reste quelques années à travailler, explique-t-il. J’ai eu envie de me faire plaisir, de faire quelque chose avec mes mains. C’était soit cultiver la terre, soit brasser la bière. » Ce fut donc la bière. La première bière artisanale amiénoise. Blonde, brune, ambrée, IPA : après une formation, il a commencé à brasser sa Charles & Vianney – prénoms de ses deux fistons – en août dernier. « J’ai tout gardé pour le marché de Noël. J’avais 4 000 bouteilles, il ne m’en est pas resté une seule ». La machine était lancée.

UNE VRAIE BIÈRE LOCALE

Quand Étienne Devantoy parle de ses recettes, de malt, de houblon, de froment, ses yeux pétillent : « Pour l’instant je ne fais que des bonnes bières simples et légères, pas trop amères. En attendant une “méchante” blonde plus corsée ». Équipé d’une ligne de production de 150 litres, le brasseur en attend une seconde, de 300 litres : « Avec ça, je pourrai produire 900 litres par jour ». Pourtant, l’homme reste modeste : « Je ne veux pas devenir un gros brasseur, juste travailler un produit que j’aime, en sentir les odeurs ». Sa plus belle récompense ? « Quand on me complimente. Cela fait quelque chose. » Charles & Vianney, produit local, a donc une ambition locale : « 60 % de la production pour les bars, restaurants et commerces du coin, et le reste aux particuliers, soit à la brasserie, soit dans des marchés comme celui sur l’eau ». On peut donc venir le voir et visiter son atelier de la rue de la Céramique. Mais attention : pas pendant qu’il brasse. « Là, tout est minuté, je reste concentré ! » Concentré et passionné.

//Jean-Christophe Fouquet