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En janvier sort sur grand écran Ma vie avec James Dean, nouveau long-métrage de Dominique  Choisy. L’Amiénois offre une avant-première de cette comédie au ciné St-Leu.

La caméra pour moteur © Laurent Rousselin - Amiens Métropole
« Mon prochain film se passera à Amiens »
© Laurent Rousselin - Amiens Métropole

12.12.2018

JDA 897

D’ici quelques semaines, le troisième long-métrage de Dominique Choisy, Ma vie avec James Dean, débarquera dans les salles. Un compte à rebours souvent stressant. Mais pas pour le réalisateur  amiénois : « Je suis débordé et excité. Je ne ressens pas d’anxiété car le film tourne dans les festivals depuis un an ». Avec un bon accueil du public. « De nombreux spectateurs m’ont dit que mon film leur procurait une bouffée d’oxygène ! C’est vraiment pour ces moments que je fais du cinéma. » Une vocation née très tôt chez le quinquagénaire. Enfant déjà il rabâchait qu’il deviendrait réalisateur. Antonioni, Pasolini, Bergman, Buñuel… À 10 ans, chaque semaine, il découvre un chef-d’œuvre du septième art en regardant le Ciné-Club d’Antenne 2 : « Ces films m’ont permis de comprendre le monde, les relations humaines ». Sa comédie, Ma vie avec James Dean, poursuit cette réflexion sur les rencontres, celles qui chamboulent les vies : ici celle d’un jeune réalisateur avec un séduisant projectionniste. Pourtant, la route que lui trace son père, directeur d’usine, est loin de celle des projecteurs. Il quitte Aix-les-Bains pour une prépa HEC à Annecy avant d’intégrer l’Institut supérieur de gestion à Paris.

 

COUP DE POKER

Alors qu’il entame sa dernière année, il tente un coup de poker et passe le concours d’entrée du très prisé Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC). Banco ! Il réussit et doit jongler entre les cours de cinéma la semaine et ses études de gestion le week-end. À sa sortie de l’IDHEC, il enchaîne les petits boulots. Celui de veilleur de nuit dans un hôtel lui laisse du temps pour écrire des scénarios. « C’est l’essentiel de ma vie. Il n’y a pas un moment de la journée où je ne pense pas à ce que j’écris. » Grâce à son diplôme et sa spécialisation en montage, il intègre France 3 Picardie et, après douze ans à Paris, s’installe à Amiens en 1994. Cinq ans plus tard, il y tourne son premier long-métrage, Confort moderne, avec Nathalie Richard – qui joue dans tous ses films – et Valérie Mairesse. Une histoire où, là encore, les vies basculent. Cette expérience ne le laissera pas indemne. Et l’envie de passer à nouveau derrière la caméra ne le titillera que dix ans plus tard avec Les Fraises des bois.

 

UN DOCUMENTAIRE SUR SON FILS ADOPTIF

S’il n’arrive pas à décrire son cinéma, ses producteurs parisiens de La Voie lactée le font pour lui : « Une constante se dégage des films de Dominique Choisy : la rencontre qui fait surgir l’improbable ». Qu’il s’agisse d’une femme en plein burn-out dans Confort moderne, d’un caissier désabusé dans Les Fraises des bois ou d’un chassé-croisé amoureux dans Ma vie avec James Dean. « Je travaille en ce moment sur mon premier documentaire consacré au périple de mon fils adoptif Tajanul, originaire d’Afghanistan. Et je rédige mon prochain film, Les Mains d’Eddy, qui se passera à Amiens. » Dominique Choisy, ou la fureur d’écrire. Et de filmer.

 

//Stéphanie Bescond

 

Ma vie avec James Dean, sortie nationale le 23 janvier
Avant-première le 10 janvier au Ciné St-Leu